Volutique : «De l'insertion, pas de l'assistanat»
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Volutique : «De l'insertion, pas de l'assistanat»

Pour ses actions en faveur de l'intégration dans l'entreprise, Olivier Riom, P-dg de Volutique, a reçu le mois dernier le ministre Éric Besson. Retour sur cette entreprise du bâtiment dont les valeurs sociales se traduisent par des actions concrètes.

Les valeurs sociales, le respect de l'environnement,etc.: il y a ceux qui ne font qu'en parler et il y a ceux qui agissent. Olivier Riom, P-dg de Volutique (120 salariés, 10M€ de CA), est de cette dernière catégorie. Autour de lui, des Roumains, des Algériens, des ex-taulards et d'anciens chômeurs de longue durée, aujourd'hui tous salariés de cette entreprise de Treillières. «La finalité de l'entreprise, ce n'est pas de gagner le plus d'argent possible. La performance économique est bien sûr indispensable, mais également la performance sociale ou environnementale. Intégrer des jeunes est ainsi pour nous une finalité», explique le P-dg. Des salariés qu'Olivier Riom avait bien du mal attirer lors de la reprise de Volutique en 2004. Le bâtiment manquait alors de bras. Pire, le turn-over de l'entreprise dépassait les 40%. La pérennité économique de l'entreprise passe donc par une politique sociale forte, avec notamment le recours à l'insertion. En s'appuyant sur le pôle emploi et sur le Geiq BTP, un groupement d'employeurs pour l'insertion et la qualification, le dirigeant de Volutique va chercher des personnes qui ne connaissent rien aux métiers du bâtiment mais chez qui il détecte une envie de travailler. La mise en place de contrats aidés permet à l'entreprise de compenser financièrement son effort d'insertion. Elle peut en outre s'appuyer sur le Geiq pour la formation de ses nouvelles recrues ainsi que sur un processus interne d'intégration bien rodé, qui se base sur un système tutorial. «L'insertion, ce n'est pas de l'assistanat. On veut bien donner une chance au salarié, mais après, pour rester, il faut qu'il soit bon», explique Olivier Riom. En fin de compte, tout le monde s'y retrouve: l'entreprise, qui assure sa pérennité et sa main-d'oeuvre de demain; les nouvelles recrues, qui ont désormais un emploi; et les salariés. Car comme le dit ce chef de chantier de Volutique, «cela apporte aussi un peu plus de sens à notre travail».

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