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ranck Grimaud, vous annoncez une forte croissance de vos résultats à fin septembre 2011. Comment expliquez-vous cette dynamique ?
«Nos résultats à fin septembre 2011 ont effectivement atteint 7,4 millions d'euros contre 8,4 millions sur l'ensemble de l'année 2010. Deux composantes participent à ces bons résultats. Les produits de licence progressent de 206 %. C'est l'aboutissement de longues années de travail puisque nous avons commencé en 2003 à licencier, auprès de l'industrie pharmaceutique, nos technologies pour la production de vaccins et, en 2010, nos technologies pour la production d'anticorps. Le paiement se fait en plusieurs étapes : à la signature du contrat puis à différentes phases des essais cliniques (milestones). Nous avons signé 19 accords commerciaux qui génèrent au fil des années un volume croissant de milestones. Les prestations de recherche ou de bio-production à façon constituent l'autre composante de nos résultats. Elles progressent de 28 % passant de 0,9 million d'euros pour les neuf premiers de 2010 à 1,2 million d'euros pour la même période de 2011. Notre carnet de commandes en bio-production de lots cliniques s'élève à 4 millions d'euros et nous allons continuer à la renforcer.
Où en êtes-vous dans la mise sur le marché des premiers vaccins produits grâce aux technologies de Vivalis ?
«Le premier vaccin vétérinaire devrait arriver bientôt, au premier semestre 2012, et nous attendons le premier vaccin humain pour 2015.
Quelles sont vos perspectives de développement ?
«Notre dynamique de développement passe par trois axes. Nous allons d'abord continuer à diffuser notre technologie de production de vaccins. Ensuite, dans la foulée de l'accord conclu avec Sanofi-Pasteur, nous allons signer dans les six mois à venir un nouvel accord de découverte d'anticorps. Enfin, la nouveauté réside dans notre volonté de lancer début 2012 les premiers programmes de développement de nos propres produits. Nous n'allons pas mettre ces produits sur le marché mais les développer à des stades cliniques intermédiaires qui vont générer des montants beaucoup plus significatifs. Nous investissons dans deux domaines thérapeutiques des anticorps : l'oncologie et les anti infectieux pour lutter contre les maladies nosocomiales dans les hôpitaux. Les attentes vis-à-vis de ces produits sont fortes mais les cycles de développement sont longs.
Votre développement passe t-il par de nouvelles opérations de croissance externe ?
«Nous avons racheté une société lyonnaise, Humalys, en février 2010, acquisition que nous avons complétée par le rachat en avril 2011 d'un laboratoire au Japon et par la création d'une filiale dans ce pays. Ces opérations permettent à Vivalis de créer ses propres anticorps. Nous avons désormais en interne tous les moyens de nous développer.
Sur un marché hyperconcentré, avez-vous vocation à rester indépendant par rapport aux grands groupes pharmaceutiques ?
«Effectivement les 120 collaborateurs de Vivalis ne pèsent pas lourd face aux 100.000 salariés de Sanofi par exemple. Ce déséquilibre est compensé par les brevets bien protégés déposés sur nos technologies. Nous savons toutefois que nous sommes observés de près par de grands industriels mais, pour l'instant, le projet du management et des actionnaires (NDLR:le groupe Grimaud) est de continuer à développer Vivalis.»
VIVALIS
(Saint-Herblain) Dirigeants : Franck Grimaud et Majid Mehtali 120 salariés 8,4 millions d'euros de CA en 2010
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