Créée en octobre2001 à Roanne, In Virtuel est spécialisée dans la récupération de données. «On récupère des données sensibles sur des disques durs, des serveurs, des clés USB qui ont été endommagés par des défaillances, des sinistres ou des erreurs humaines», développe Florent Chassignol, dirigeant de l'entreprise. Depuis le début 2009, la PME ligérienne propose aussi de la destruction sécurisée de données. «C'est une activité qui intéresse les grands groupes qui souhaitent détruire leurs données sensibles et qui, par peur de fuites, ne font pas confiance au circuit traditionnel de recyclage», commente Florent Chassignol.
Vers un réseau d'experts
Complémentaire de la récupération de données, cette nouvelle activité n'a toutefois pas permis à In Virtuel de passer entre les mailles de la crise. «2009 a été une année compliquée. Nous avons été contraints de mettre toutes les questions de développement de côté», avoue le dirigeant. Et de poursuivre: «Sur 2010, on va repartir de l'avant en passant du mode survie au mode développement». Première étape de cette nouvelle dynamique, In Virtuel a décidé de monter un réseau de centres agréés pour se rapprocher de ses clients. «Aujourd'hui, nous avons 600 revendeurs en France, dont 200 avec des accords de partenariats. L'objectif est d'en sélectionner une vingtaine, un par grande ville, pour leur proposer de devenir des magasins experts In Virtuel», expose Florent Chassignol. Pour l'heure, In Virtuel a déjà lancé un premier test grandeur nature avec deux magasins parisiens. «On a mis leurs coordonnées sur notre site internet. Si les retours sont bons, ils recevront une formation technique et commerciale», confie le dirigeant, qui prévoit un démarrage officiel sur Paris pour avril/mai.
Une invention pour les pros
Parallèlement à ce projet, In Virtuel s'apprête à commercialiser une machine innovante baptisée ?HDDSYNC?. «Il s'agit d'une invention qui permet de garder la synchronisation des plateaux sur les disques durs en panne et évite ainsi la perte de données. Cette machine répond à une problématique rencontrée sur les vieux disques Maxtor et sur les derniers disques Seagate de plus de 750 gigas», expose Florent Chassignol, un brin technique. Et d'ajouter: «Depuis septembre2009, on vend ce service à nos confrères, mais récemment une société anglaise a lancé la commercialisation d'une machine similaire. Nous avons donc décidé de nous allier avec deux sous-traitants pour fabriquer et commercialiser cette technologie à grande échelle». Dédiée aux professionnels de la récupération de données, ?HDDSYNC? intéresse potentiellement 500 entreprises dans le monde. Une manne financière que Florent Chassignol n'entend pas laisser à son concurrent anglais et qui pourrait bien permettre à In Virtuel de retrouver la croissance. «En 2009, nous avons réalisé 470.000€ de CA. Cette année, on table sur +20 à +30%», conclut le dirigeant.
In Virtuel s'apprête à lancer un réseau de centres agréés en France. Le spécialiste de la récupération de données va aussi lancer la commercialisation d'un outil innovant.