Vins du Sud-Ouest : Quel premier bilan pour l'interprofession ?
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Vins du Sud-Ouest : Quel premier bilan pour l'interprofession ?





Paul Fabre revient sur 2009, année de mise en marche institutionnelle de l'interprofession des vins du Sud-Ouest qu'il dirige et dévoile quelques grands chantiers à venir.


Que s'est-il passé depuis le 30 septembre 2008, après l'avis favorable du ministère de l'Agriculture à la constitution de votre interprofession?

La reconnaissance officielle a suivi en janvier, avec une publication au Journal officiel et l'on peut dire que l'action effective a vraiment débuté au 1er août. En somme, 2009 aura été l'année de mise en marche institutionnelle de notre interprofession, avec déjà de beaux succès.


Ces succès, quels sont-ils ?

Le premier est d'être arrivés à ce que tout le monde travaille ensemble. Au sein de l'interprofession, il y a une très grande diversité de cépages, de terroirs, de vins mais aussi d'hommes et de cultures qu'il fallait réussir à fédérer pour communiquer d'une même voix. Le premier travail a consisté à définir un nouveau logo, le second à traduire notre unité dans une série de quatre affiches mises à disposition des vignerons, début 2010, pour faire passer le message « en interne » : les vins du Sud-Ouest, c'est avant tout un état d'esprit, partagé du Pays basque à l'Aveyron avec Toulouse pour capitale.


2009 aura aussi été l'année des opérations de promotion à l'export. Que pouvez-vous nous en dire?

La création d'un linéaire Sud-Ouest par la Société des alcools du Québec (cf. Le Journal des Entreprises de décembre 2008, ndlr) s'est confirmée et a permis une progression importante de nos ventes là-bas, favorisée aussi par un relais médiatique et des animations sur point de vente. En Allemagne, douze distributeurs de GMS qualitative ont intégré 85 nouvelles références de vins du Sud-Ouest. En Angleterre, c'est plus contrasté: certaines appellations subissent le contrecoup de la crise et fléchissent un peu tandis que les ventes de Madiran grimpent de 40%. La parution du livre « Boire mieux pour vivre vieux » par le Pr Roger Corder (un palmarès santé des vins rouges vante les propriétés des vins de Saint-Mont et de Madiran, ndlr) n'y est sans doute pas étrangère. Dans ce pays, nous savons malgré tout qu'il faudra multiplier par quatre notre investissement dans le marketing (soit 600.000€ en 2010, ndlr) pour voir les ventes décoller.


Quid de 2010 ?

Ces actions à l'étranger se poursuivent, avec un budget plus important pour cibler de nouveaux pays comme les États-Unis par exemple, à commencer par San Francisco et New-York. Améliorer la distribution de nos vins en France sera aussi l'une de nos missions en 2010, avec un 2e volet de notre stratégie de promotion qui va se concentrer sur le marketing de chaque appellation, en veillant à garder une cohérence avec la communication sur les valeurs Sud-Ouest déjà définie. Dès janvier, nous allons aussi travailler à l'élaboration du cahier des charges de la future IGP (indication géographique protégée, ndlr) régionale, qui devrait être suivie d'une étude marketing vers avril-mai, l'objectif des entreprises étant de trouver un produit qui réponde aux attentes du marché tout en respectant la qualité et les valeurs du Sud-Ouest.




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