«En tant qu'utilisateur, j'étais frustré par les réseaux professionnels classiques qui ne présentent pas suffisamment de fonctionnalités et surtout au sein desquels on a beaucoup de mal à identifier le bon interlocuteur». C'est à partir de ce constat, et après avoir occupé des fonctions de management en production et de direction de sites industriels au sein de groupes comme Valeo ou Steelcase, qu'Arnaud Sander a créé Uneek fin 2008. Après plus d'un an de développement, la start-up nantaise vient de lancer Kosmopolead, un nouveau réseau collaboratif professionnel destiné aux dirigeants d'entreprise et aux communautés économiques tels que les pôles de compétitivité ou les clusters.
Abonnement payant
Ce nouveau réseau social qui s'appuie sur une plate-forme web 2.0. et qui propose différents environnements (diffusion de contenus, messageries, supports d'organisations), vise à favoriser le partage des connaissances et la collaboration inter-entreprises. «Les entreprises et dirigeants qui adhèrent à Kosmopolead bénéficient d'une plate-fome collaborative personnalisée, privative et sécurisée. On constate que les entreprises mutualisent de plus en plus leurs projets au sein de clusters notamment pour partager les risques et pour travailler ensemble. Pour cela, elles ont besoin d'outils collaboratifssélectifs», ajoute Arnaud Sander. Le modèle économique de Kosmopolead repose sur un abonnement payant, de l'ordre de 150 à 200€ annuel pour les individus et à partir de 10€ par mois et par utilisateur pour une communauté (entreprises, pôle de compétitivité, associations,etc.). Co-incubée par Atlanpole et Audencia, soutenue financièrement, à hauteur de 115.000€, via des prêts d'honneur de Nantes Initiative et de Total Développement ou le PRCE de la Région, Uneek affiche de solides ambitions. En 2010, elle table sur 400.000 à 500.000€ de CA afin de parvenir à l'équilibre avant d'atteindre 3M€ de CA en 2012. Les débuts de Kosmopolead sont plutôt prometteurs puisque deux mois après son lancement le portail, revendique 1.500 membres et six communautés parmi lesquelles les pôles de compétitivité régionaux EMC2, Végépolys et le Pôle génie civil écoconstruction.
Ouverture de capital
Pour faire face à son développement, Uneek devrait porter ses effectifs dès cette année de six à dix salariés avec le recrutement en cours de développeurs et de commerciaux. «Selon notre business plan, à l'horizon 2012, la société devrait compter entre 20 et 30 collaborateurs», projette même Arnaud Sander. Une montée en puissance qui devrait l'amener à quitter d'ici à l'été prochain les locaux d'Audencia où la jeune société est actuellement hébergée et à ouvrir son capital, détenu par son dirigeant et sa femme, aux réseaux de business angels locaux.
La start-up nantaise Uneek vient de lancer son réseau communautaire professionnel, Kosmopolead. Pour faire face à son décollage, la société prévoit de nombreux recrutements et une ouverture de capital.