La Bretagne se classe cinquième région la plus dynamique de France. Grâce à son taux de chômage, le plus bas de France (1e place), à la pérennité de ses emplois (2e), à un volume de construction de logements neufs parmi les meilleurs (4e) et à une évolution démographique régulière depuis dix ans (6e). Façades maritimes, infrastructures, technologies de pointe et douceur de vivre contribuent ainsi à faire de la Bretagne une terre où il fait bon entreprendre.
Mais la Bretagne ne doit pas oublier ses points faibles. Son talon d'Achille
? L'international. «3% des entreprises françaises seulement exportent», remarque Marc Gillaux, directeur de Bretagne International. «En Bretagne, le taux est à peine inférieur à la moyenne nationale. L'objectif est de parvenir à ce que les entreprises bretonnes pèsent pour 10% des exportations nationales. Nos industries agroalimentaires ont la capacité d'être puissantes à l'international. Ce qui les freine ce sont les politiques des quotas.» Mais l'industrie agroalimentaire est pauvre en qualifications supérieures. Résultat: le territoire manque de cadres. François Fillatre, responsable du centre APEC de Rennes, nuance: «Le tissu de PME favorise souvent les évolutions et promotions internes. À l'inverse de l'industrie agroalimentaire, les TIC ont un taux d'encadrement proche de 80%
.» Bonne nouvelle, 2011 semble favorable à l'emploi des cadres en Bretagne, avec une prévision de+10% des recrutements. Quand en 2010, l'augmentation des recrutements de cadres affichait déjà+36% en Bretagne, contre 15% au niveau national. Preuve que le territoire est sorti de la crise, un peu avant le reste de la France. ANALYSE