Armel Hameroux
Agent général d'assurances pour GAN à Dinan et Lamballe
Vous venez de signer un contrat de génération. Pourquoi ce choix ?
Il se trouve que ma collaboratrice de l'agence de Dinan et celle de l'
agence de Lamballe, dotées d'un fort relationnel et d'une technicité élevée, vont faire valoir leurs droits à la retraite à peu près au même moment. Face à ce risque de voir partir l'ensemble de mes forces vives en même temps, j'ai décidé d'anticiper, de former une jeune personne diplômée mais ayant besoin de monter en compétence d'ici à deux ans.
Comment procédiez-vous jusqu'ici quand un de vos collaborateurs quittait l'entreprise ?
J'avais tendance à faire tourner en interne ou à débaucher un ou une collaboratrice d'un autre groupe. Dans notre métier très technique où il faut avoir des notions de droit, de commerce et de comptabilité, le manque d'expérience des plus jeunes était un facteur discriminant.
Quels principaux avantages vous apportent ce type de contrat ?
Il y a l'aspect financier qui n'est pas à négliger. Pour une EIRL comme la mienne qui compte cinq salariés, 12.000 euros par an sur trois ans (soit 2.000 euros pour le jeune et 2.000 euros pour le senior), c'est loin d'être neutre. En outre, la mise en place d'un contrat de génération est relativement facile. Il suffit de télécharger les documents sur le site de pôle emploi qui prend alors le relais. D'ailleurs, dans le courant du second semestre, j'ai l'intention d'avoir recours à un autre contrat de génération.
Enfin et surtout, le jeune embauché apporte son sang neuf et sa qualification à l'entreprise. La collaboratrice sur le point de prendre sa retraite, transmet son acquis, son relationnel, sa technicité, c'est du gagnant-gagnant.
- TROIS QUESTIONS