Un mois vu parLeandro De Sa

Un mois vu parLeandro De Sa

président de l'AmCham (American Chamber of Commerce in France) Midi-Pyrénées depuis 2008 Parcours Né le 28 octobre 1962 Diplômé des universités de Grenoble, Chicago et Cambridge Parcours chez Airbus Toulouse de 1992 à 2006, et Aerospatiale Cannes de 1987 à 1992 Président de GrowthPhaseset dirigeant de LDS

L




a crise financière.

«C'est un sujet dont je parle beaucoup avec mes étudiants de MBA de l'ESC Toulouse. Pour moi, il n'y a pas de crise de liquidités. Les grands groupes de Private Equity avec qui je suis en contact me disent qu'ils ont même du mal à trouver des deals à financer et qu'ils n'utilisent pas leurs fonds. Par contre, la crise de confiance est réelle depuis 2009. Entre les banques, mais aussi chez les entreprises qui ralentissent leurs investissements en prévision du 2e creux de vague, sans réaliser que toute la chaîne de valeur va être pénalisée. Et puis il y a les consommateurs qui ont eux aussi perdu confiance dans les institutions politiques, financières et, ce qui me semble plus grave encore, dans l'économie réelle, celle des patrons qui prennent des risques qu'on ne mesure pas toujours.»




11 septembre, dix ans après.

«J'ai un souvenir précis du moment où j'ai appris la nouvelle. C'était lors d'une réunion d'affaires, dans un hôtel de Toulouse. Quelqu'un est venu nous annoncer qu'un avion avait heurté l'une des Twin Towers. Je suis resté stupéfié par ce que j'imaginais être une terrible erreur de pilotage. Ce n'est que plus tard, dans la journée, que nous avons réalisé... Dix ans après, il me semble que l'état d'esprit des citoyens américains a changé. Une fois le repli communautaire dépassé, beaucoup ont pris conscience que l'Amérique n'est pas inébranlable et qu'il faut apprécier les bons moments.»




L'édition 2011 d'ECCP (European Cancer Cluster Partnering).

«La venue du Maryland Biotechnology Center à l'ECCP 2011 découle du partenariat qui s'est noué avec le pôle CBS lors de BIO 2010, à Chicago. Des ponts se sont tissés entre les deux régions. Nous avons aussi pris contact avec l'hôpital Johns Hopkins (à Baltimore, ndlr), qui est intéressé, tout comme l'Institut Claudius Régaud ici. Une autre piste serait de créer un MBA nouveau à l'ESC Toulouse avec le concours de la Johns Hopkins Carey Business School. Si tout se mettait en place, ce serait un écosystème formidable pour les entreprises, les institutions hospitalières et le monde académique.»