L
a réforme de la fiscalité du pa
trimoine/compétitivité des PME
. «Ce que je n'aime pas c'est la démarche qui consiste à dire que l'on prend l'argent là où il y en a.C'est une démarche négative, destructive, voire communiste. La richesse, elle se crée. Au lieu d'aider les entreprises à en créer, en «élargissant le gâteau» on va piquer l'argent à ceux qui en ont créé, et donc réduire le gâteau! Et pourtant la fiscalité en France est déjà lourde et pénalisante pour les entreprises ou les particuliers, par rapport à celles pratiquées chez nos voisins ou dans le reste de l'Europe. Éric Besson, ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, semble découvrir aujourd'hui qu'il y a un écart de compétitivité de 13% avec les entreprises de notre grand pays voisin. Dans la région, cela fait 2 ou 3 ans que les chefs d'entreprises disent que la concurrence allemande cote les affaires avec une différence de 10 à 15% de moins. La politique adoptée tue l'esprit d'entreprise et revient à aider la cigale, celui qui consomme, et à punir la fourmi, celui qui a économisé toute une vie. En ce faisant, l'État affaiblit le contrat moral en remettant en cause des règles anciennes.»
La prise d'otages au Niger
. «C'est un fait-divers dramatique. Un jeune va se marier avec une jeune femme de là-bas, on devrait leur souhaiter tous nos voeux de bonheur. Au lieu de cela, il se fait enlever avec son copain alors qu'ils sont en train de fêter les retrouvailles et se font exécuter froidement. C'est l'image de l'avenir d'une génération ouverte sur la mixité des peuples, sur la mixité culturelle, sur les voyages, sur l'aide aux pays en voie de développement qui est fauchée. On en revient à l'éternel combat entre ceux qui sont là pour construire l'avenir, faire avancer les choses et ceux qui sont là pour détruire. C'est effrayant.»
La dette publique dans certains pays de l'UE
. «La problématique de la dette publique dans ces pays n'est pas bancaire, elle vient de la gestion des bulles immobilières créées par les banques centrales dans ces pays et de l'implication de certaines banques dans cette bulle. Comme c'est le cas en Espagne avec les Caisses d'Épargne dont la restructuration va coûter des milliards. Heureusement, en France, nous n'avons pas ce type d?approche ni ce comportement des banques.»
Directeur Régional des agences de Lorraine Nord
Société Générale à Metz
Parcours
Né le 9août 1960 École de management Lyon Entré à la Société Générale en 1982 Vice-président du Comité des banques de la Moselle