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UIMM 49 : Comment changer le regard sur l'industrie
Maine-et-Loire # Métallurgie # Ressources humaines

UIMM 49 : Comment changer le regard sur l'industrie

Avec La Fabrique de l'Avenir, l'union de la métallurgie s'associe à une démarche collective des fédérations industrielles françaises afin de pallier son déficit d'image.

L'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de Maine-et-Loire s'associe au lancement de " La Fabrique de l'Avenir ", une démarche collective lancée début avril par une vingtaine de fédérations industrielles nationales : ANIA (industries alimentaires), CCFA (constructeurs automobiles), Copacel (papiers, cartons), GIFAS (aéronautique et spatial), etc.

Peser dans le débat présidentiel

L'objectif est simple : il s'agit pour ces différentes organisations de parler d'une seule voix, d'une part pour pallier le déficit d'image et la méconnaissance des métiers du secteur ; d'autre part pour « porter l'industrie au coeur du débat et provoquer une prise de conscience des Français et des candidats à l'élection présidentielle et aux législatives ». Après la rédaction d'un manifeste commun, plusieurs types d'actions seront menées : communication axée sur les réseaux sociaux mettant en avant l'innovation industrielle ou la formation, web série sur Youtube, etc. Si la démarche vise l'ensemble des Français, elle cible prioritairement les jeunes, qui choisissent de moins en moins l'orientation vers les métiers de l'industrie.

De 500 à 1 000 postes par an à pourvoir en Anjou

Avec 100 000 postes à pourvoir chaque année au niveau national (dont 1/4 dans la métallurgie) d'ici à 2025 et de grosses difficultés à recruter sur certains métiers (soudeur, chaudronnier...), l'industrie doit réussir à attirer des jeunes. « Il n'y a pas de freins à travailler dans l'industrie. On est des gens fréquentables ! », rappelle en plaisantant Gilles Fradin, le président de l'UIMM 49. Notre industrie se transforme et elle offre des perspectives. » À l'échelle du département, le secteur compte 22 000 emplois (100.000 en Pays de la Loire) et revendique « entre 500 et 1 000 recrutements par an et ce sont, à 90 %, des CDI à temps-plein. » Gilles Fradin note que, comme sur l'ensemble du territoire national, « de plus en plus de métiers sont en tension sur le département. Il y a notamment des difficultés à recruter des électriciens. C'est nouveau en Anjou. » À l'UIMM 49, des actions de proximité sont menées depuis plusieurs années : visites de PME destinées aux collégiens, dirigeants qui présentent leurs activités dans les établissements scolaires, " métal jobs " en partenariat avec Pôle Emploi (opérations sur une journée visant à recruter par simulation des demandeurs d'emploi qui sont ensuite formés)... « Aujourd'hui, nous voulons positiver les messages en insistant sur nos points forts : l'industrie, c'est près de 75 % de l'export, 75 % de la dépense de R&D annuelle en France (25 milliards d'euros), 3,1 millions d'emplois directs, des salaires en moyenne supérieurs de 13 % aux autres secteurs... »

L'apprentissage jusqu'à 30 ans

Bonne nouvelle pour le secteur productif ligérien : la région Pays de la Loire est pilote pour tester la formation des apprentis jusqu'à 30 ans. « Certaines personnes choisissent de travailler dans l'industrie après un début de carrière dans un autre domaine. Or jusqu'à présent, on ne pouvait pas être apprenti après 25 ans, explique Gilles Fradin. Cela facilitera les réorientations. »

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