Organisez une journée d'accueil et des entretiens « L'apprenti n'est pas un stagiaire. C'est un salarié en tant que tel qui doit bénéficier du même accueil », lance Géraldine Longe. Dans cette optique, la responsable du Cesi d'Arras conseille aux entreprises d'organiser une journée d'accueil des apprentis « pour leur faire ressentir qu'ils sont des salariés à part entière et leur expliquer ce qui est prévu pour les accompagner tout au long de leur cursus. On peut aussi organiser, dans le cadre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), des entretiens semestriels pour faire le point sur leur évolution », poursuit-elle.
Choisissez bien le tuteur Le tuteur, ou maître d'apprentissage, est aussi un des points clés du bon fonctionnement de la relation entre l'apprenti et l'entreprise. « Parfois, on se rend compte que les tuteurs ne se sont pas portés volontaires. S'appuyer sur des personnes désignées n'est pas la bonne solution. L'idéal est de communiquer en amont en interne pour expliquer l'intérêt de transmettre son savoir et trouver ainsi des volontaires qui seront impliqués », développe Géraldine Longe.
Optez pour une vraie politique de recrutement Inscrire l'apprentissage au coeur de sa politique de recrutement est aussi une façon de faciliter l'intégration de ses apprentis. En effet, l'apprenti sera plus performant s'il n'est pas vu comme un salarié « low cost », simplement de passage. « Les entreprises jouent de plus en plus le jeu dans le cadre de leur GPEC. Le but est vraiment de garder ces jeunes, une fois leur diplôme en poche. Après, avec la crise on peut aussi comprendre que ce ne soit pas toujours possible », commente Géraldine Longe. « L'apprentissage est un mode de recrutement doux très intéressant puisque l'on peut embaucher un jeune que l'on connaît et qui a déjà fait ses preuves », complète Denis Simon, responsable des relations entreprises et carrières de la faculté de Droit des facultés de l'Université catholique de Lille.