Remorques complètes, groupage, conventionnel, conteneurs et transport aérien... La société Globtrans, créée en 2002 à Marseille, prend en charge l'ensemble de la palette du transport vers l'Algérie pour le compte de clients industriels. «Nous nous chargeons davantage de biens industriels que de produits de consommation, et nos clients sont essentiellement positionnés au Nord de Paris et en région parisienne. Nous avons également quelques contacts en Rhône-Alpes», confie Joël Bohin, tout nouveau directeur de l'entreprise, qui a intégré Globtrans début décembre. «J'ai une expérience de près de 20 ans sur les pays du Maghreb», ajoute-t-il. L'entreprise, forte de 12 salariés, et d'une flotte de 90 véhicules, se positionne comme l'un des principaux groupeurs à travailler avec l'Algérie.
Favoriser le groupage
«Le produit remorque n'est pas encore arrivé à maturité sur l'Algérie, où les flux sont plutôt conteneurisés. Actuellement, la notion de groupage se développe car des entrepôts sous douane voient le jour à Alger». Globtrans travaille ainsi en partenariat avec le transitaire algérien Universal transit qui dispose de deux entrepôts sous douane dans la capitale algérienne. «Le refus, depuis le mois d'août, du port d'Alger de recevoir le conventionnel devrait jouer en faveur du groupage. L'idée est de détourner des marchandises moins stratégiques, à moins qu'elles ne s'intègrent à un service de groupage». Globtrans a davantage souffert depuis la mi-2009 des autres contraintes mises en place par l'État algérien, et notamment l'obligation de recourir aux crédits documentaires pour les règlements. «Nous avons eu une chute des trafics de l'ordre de 20%, pour une partie liée à l'interruption de certains projets. Il y a eu un ralentissement non négligeable des flux avec l'Algérie». Globtrans rappelle également que l'obligation de fournir des certificats de qualité pour les marchandises exportées mise en place depuis le printemps 2009 constitue un surcoût à la charge de l'exportateur. «Nous sommes obligés de vérifier toutes les marchandises, soit ici dans notre entrepôt ou directement chez nos clients. Traiter les dossiers vers l'Algérie nécessite maintenant un vrai travail en profondeur et nos collaborateurs doivent être aguerris à toutes les procédures», conclut-il.
L'augmentation des contraites à l'importation en Algérie a naturellement entraîné une baisse des exportations sur la fin 2009. Cette chute a directement été ressentie par les opérateurs de transport. Globtrans, spécialisée dans le transport vers l'Algérie, a ainsi encaissé en 2009 une chute des trafics de près de 20%.