Implantée à Schiltigheim, TendersPage a mis au point un moteur de recherche spécialisé dans la détection d'appels d'offres de marchés publics. Tenders Page le présente comme le premier moteur de recherche spécialisé dans ce domaine au monde, avec près de 50.000 offres détectées chaque jour, auprès d'1,7 million d'organismes, dans 145 langues. En France, le moteur de recherche s'appuie notamment sur les sites internet des collectivités.
5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017 ?
Pour 2017, la société ambitionne d'atteindre les 4 à 5 millions d'euros de chiffre d'affaires contre 2,1 millions d'euros en 2016. Pour cela, elle mise en particulier sur son développement à l'international. « Quand nous avons démarré notre activité, en 1999, nous étions spécialisés dans la détection d'offres en Alsace », raconte Laurent Attali, directeur général de TendersPage. « En 2008, la Région nous a demandé de détecter des marchés publics français et européens pour soutenir l'activité des entreprises alsaciennes face à la crise économique. Puis Business France nous a demandé de détecter des offres partout dans le monde », poursuit Laurent Attali. « Ainsi, nous nous sommes aperçus qu'un tel service n'existe pas toujours dans d'autres pays. Nous l'avons donc proposé à des entreprises étrangères et nous avons eu nos premiers clients étrangers en 2010 », indique-t-il. « Aujourd'hui, nous sommes présents dans une vingtaine de pays à travers nos partenariats avec des distributeurs. Notre croissance y est régulière » précise le directeur général de TendersPage, qui dispose par ailleurs d'une filiale aux États-Unis.
Partenariat au Canada
Au Canada par exemple, TendersPage vient de conclure un partenariat avec la société Tec (200 salariés, 50M$ de CA en 2016). Ce dernier, qui prévoyait de relier leurs plateformes respectives, permet à TendersPage de détecter près de 900 offres par jour supplémentaires au Canada. « Ce partenariat devrait générer 500 millions d'euros de chiffre d'affaires par an pour nos clients européens et canadiens », estime Laurent Attali. « Ce partenariat devance l'accord économique et commercial global (CETA) entre l'Union européenne et le Canada, qui favorisera le commerce entre les deux pays, en réduisant les tarifs douaniers » précise-t-il. « Cet accord intervient à un moment où la montée du nationalisme politique et économique aux États-Unis oblige des entreprises canadiennes à reconsidérer leur ancrage historique sur le marché américain » souligne le directeur général de Tenders Page. Suite à ce partenariat, la société ambitionne d'augmenter de 10 à 15 %, soit 200.000€ à 300.000€, son chiffre d'affaires au Canada, où elle compte une centaine de clients. Mais le Canada représente seulement une perspective de croissance parmi d'autres, comme l'indique Laurent Attali. « Au Mexique, où nous sommes aussi présents, de nombreuses entreprises cherchent également à réduire leur dépendance vis-à-vis des États-Unis, en se tournant vers le marché sud-américain. »