À la suite du départ de Laurent Carraro dont vous étiez l'adjoint, vous entamez un mandat de 5 ans à la tête de Telecom Saint-Étienne. Quels sont vos objectifs?
Mon objectif premier, clairement, c'est de rendre Telecom Saint-Étienne plus attractive. Nous sommes aujourd'hui dans les 50 ou 60 écoles les plus attractives. On peut, à moins de 5 ans, se positionner dans les 30 premières. Il faut que nous arrivions dans les toutes premières places des grandes écoles d'ingénieurs en sciences et technologies de l'information. Nous avons une dizaine de concurrents, nous devons faire en sorte que notre école soit plus attractive pour les étudiants d'une part, afin de recruter des jeunes du meilleur niveau possible et pour les entreprises d'autre part, afin que nos élèves soient repérés en priorité dès la fin de leur cursus.
Comment pensez-vous pouvoir y parvenir?
Nous allons travailler sur plusieurs axes. D'abord, sur notre image de marque. Nous devons absolument améliorer notre communication pour mettre en avant nos points différenciants par rapport à nos concurrents. Nous avons un champ de compétences très large, ce qui permet à nos étudiants de savoir traiter des problématiques systèmes. Mais c'est sans doute trop diffus. Nous allons à présent focaliser notre communication sur deux axes: l'axe laser (matériaux) et l'axe numérique sur lequel se positionnent aujourd'hui 80% de nos jeunes. Pour nous développer, nous devons aussi nous appuyer sur notre environnement.
Saint-Étienne dispose d'atouts intéressants pour votre croissance?
Attention, petite parenthèse, développement ne veut pas dire croissance des effectifs. Nous continuerons à former 500 étudiants. Ceci étant, oui, nous pouvons clairement nous appuyer sur d'autres structures. La Cité du design par exemple. Nous allons mettre en oeuvre des projets communs avec les élèves de l'École d'art et du design. Il faut aussi que nous nous rapprochions du futur pôle média, de Manutech...
Et l'international?
Nous allons relancer des formations courtes, des masters internationaux, sur des compétences précises. Il faudrait aussi que l'on valorise mieux notre mobilité sortante.
L'attractivité d'une école se mesure également par la vie étudiante. Des projets dans ce sens?
Nous n'allons pas intervenir sur le côté festif de la vie étudiante bien entendu mais nous allons travailler à mettre en place une vie étudiante valorisable en favorisant, par exemple, l'investissement des jeunes dans des associations caritatives ou sportives. J'aimerais aussi créer un grand événement étudiant, très visible de l'extérieur, peut-être autour d'une manifestation sportive.
ecole Jacques Fayolle succède à Laurent Carraro à la tête de Telecom Saint-Etienne. Son ambition : développer l'attractivité de l'établissement.