Angers
Technocampus électronique : Un projet de poids en région
Angers # Industrie

Technocampus électronique : Un projet de poids en région

Électronique Un Technocampus de l'électronique devrait voir le jour à Angers. Il doit structurer la filière dans les Pays de la Loire.

Un mois après le placement en redressement judiciaire de l'usine de Technicolor, l'annonce de la création d'un Technocampus à Angers, allège une atmosphère pesante pour la filière électronique régionale. Le projet est acté même si les financements ne sont pas encore définis. Mais la période est décisive pour un tel projet puisqu'elle coïncide avec la finalisation de schémas de développements économiques, l'émergence des nouveaux contrats de projets Etat-Région, le choix des grandes filières à aider et l'octroi des soutiens européens. «Le dynamisme de LEA Valley nous a interpellés. Après la création, c'est une nouvelle étape vers la reconnaissance. Sachant que pour le Technocampus EMC2 à Nantes, il a fallu moins de trois ans entre la décision et la création, on peut aller vite sur ces projets», fait remarquer Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional. À vocation européenne, voire mondiale, la structure devra donner une organisation et de l'efficacité au foisonnement d'idées sur les usages de l'électronique professionnelle. «Nous souhaitons un lieu d'accueil et d'échanges, un vrai pôle de référence permettant de faire venir des compétences de haut niveau, des experts de dimension internationale, le meilleur de ce qui existe. On ne part pas de rien. On veut avoir une concentration unique à partir d'ici afin d'inventer l'avenir de la filière», s'enthousiasme Paul Raguin, P-dg d'Eolane et président de Loire Electronic Applications Valley. Fondé en décembre2008, le cluster électronique régional compte 90 membres. Il intervient pour la compétitivité des entreprises, l'accès au marché, l'innovation et l'efficacité énergétique. «On a besoin de ce soutien, déclare Manuel Zuckerman, de Fimor auMans. Si on ne fait pas ces investissements, on risque de ne pas trouver les compétences plus tard, avec le risque pour nos clients de disparaître ou de délocaliser. Il faut avoir une vision plus large que la France».

Angers # Industrie