Faire partie des 28 sous-traitants préférentiels d'EADS (sur 2.000 avant la rationalisation opérée en 2007) impliquait nécessairement de proposer de meilleurs tarifs au leader mondial de l'aérospatial et de la défense. Ce sont ces nouvelles «règles du jeu» qui ont conduit le groupe allemand d'ingénierie Yacht Teccon à se doter d'une implantation sur Colomiers, en avril 2007. «Nous devions repenser notre organisation et nous installer au plus près des sites européens d'EADS», explique Marc Bouzaïd. Lui s'est vu confier la création et le développement de la filiale France, tandis qu'un partenariat avec Morson Projects a été préféré pour s'implanter en Angleterre et en Espagne. «À Colomiers (le siège de Teccon France, ndlr), l'essentiel de notre chiffre d'affaires (1 M€ en 2008, première année pleine d'activité, ndlr) est généré par Airbus mais nous proposons les mêmes prestations que notre maison-mère, spécialisée elle aussi dans l'aéronautique mais également le naval, le nautisme, l'automobile, l'implantation d'usines, le reverse engineering, etc.»
Marseille opérationnel depuis août
Toujours dans un souci de proximité avec ses clients, Teccon a annoncé en avril dernier son implantation à Marseille. «La structure est véritablement opérationnelle depuis août, précise Marc Bouzaïd. Une personne est déjà en projet chez Eurocopter et deux work-packages ont été signés.» À Marseille, outre le constructeur d'hélicoptères, Teccon aimerait se rapprocher du secteur du nucléaire. «Cela va dans le sens de la diversification que nous visons, sur le modèle de ce qui se fait déjà en Allemagne, chez Yacht Teccon.» En septembre, la société pourrait entamer un travail de prospection sur la région de Bordeaux, intéressante à plusieurs titres: la présence d'EADS Sogerma, à Rochefort, le secteur du nautisme, la route des lasers, etc. Pas de précipitation cependant: «Cette implantation ne se fera que si nous signons des contrats au préalable.»
Filiale du groupe allemand Yacht Teccon, la société columérine d'ingénierie Teccon s'implante à Marseille pour se rapprocher d'Eurocopter et des acteurs du nucléaire. La même logique de diversification pourrait la conduire en Aquitaine.