À côté de Claude Reisman, directrice régionale des finances publiques, le préfets'engage: «La suppression de la TP répond à un impératif de développement économique et de maintien de l'emploi.» Avant le 1erjanvier 2010, la TP était due chaque année par les entreprises exerçant en France. Taxant l'investissement productif, elle était établie dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains. La TP servait à financer le budget des collectivités territoriales et de certains organismes. Si la TP est bien supprimée, elle est néanmoins remplacée par de nouveaux impôts. Il y aura désormais une contribution économique territoriale (CET), composée d'une cotisation foncière des entreprises et d'une cotisation sur la valeur ajoutée dont le taux ira de 0% pour les entreprises de moins de 500K€ de CA à 1,5% pour les sociétés de plus de 50M€ de CA. S'ajoute un impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer), frappant les activités non délocalisables. «Pas encore convaincu que l'effet de la suppression de la TP soit si bénéfique pour l'entreprise», Léonce-Michel Deprez, président de la CRCI, dénonce le comportement déloyal de villes mettant en place de nouvelles taxes sur les enseignes commerciales.
Le préfet de région Jean-Michel Bérard prend la défense de la suppression de la TP.