Tara : Navire d'exploration économe
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Tara : Navire d'exploration économe

Le navire d'exploration océanographique Tara a quitté Lorient le 5septembre dernier. Avant son grand voyage, il a fait escale à Keroman pour une révision complète à laquelle ont participé de nombreuses entreprises.

Tara est en train de vivre une grande aventure à la découverte des océans. Après sa dérive dans la banquise de 2006 à 2008, le voilier de Peter Blake, racheté par Agnès b.il y a six ans, s'apprête à étudier la biodiversité des fonds océaniques. Il est affrété à la science pour 1€ symbolique. Première étape de Tara à Lisbonne, puis découverte de la Méditerranée, l'Océan Indien, l'Afrique du Sud, l'Amérique du Sud, l'Antarctique, le Pacifique, l'Asie du Sud-Est et le Nord de l'Alaska. Retour programmé à Lorient en 2012. Au total, 100 à 200 scientifiques vont se relayer sur le bateau durant trois ans, sous la direction d'Eric Karsenti. Budget de fonctionnement d'un tel navire? 3M€ par an. Une fourchette basse selon Romain Troublé, directeur des opérations, qui espère encore développer les mécénats et le club des partenaires de Tara d'ici à la fin de l'expédition. «Un navire océanographique, du type de ceux d'Ifremer, coûte en général 50.000 € par jour d'expédition», nuance-t-il.




Réfection complète

Avant le grand départ du 5septembre dernier, Tara a passé six mois à Keroman, son port de rattachement. «Nous devions nous arrêter pour une révision de cinq semaines, cela a pris finalement quatre mois», raconte Hervé Bourmaud, capitaine du Tara. «La nouvelle expédition demande beaucoup de modifications sur le bateau. Et les fonds étaient très abîmés.» Tara, qui fête ses 20 ans cette année, manquait d'entretien. «Nous avons dû renforcer notre résistance, car Tara ne naviguera plus dans des eaux statiques comme en Arctique, mais dans un milieu dynamique», poursuit Hervé Bourmaud. La création de deux laboratoires a été nécessaire pour le relevé de données et la conservation d'échantillons. Un frigo de - 80º ainsi qu'un groupe électrogène de meilleure génération ont été installés. Les ampoules ont été remplacées par des Leds. «Nous devons laisser le moins de traces possibles derrière nous», assure le capitaine.

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