«Notre objectif est de devenir le leader européen et l'un des leaders internationaux des solutions de virtualisation», annonce Christophe Maranzana, le directeur général de Systancia. Les ambitions sont claires et l'entreprise s'est donné les moyens d'y parvenir. Elle a opéré une levée de fonds de 1,5million d'euros en avril dernier auprès de A Plus Finance. Ce fonds d'investissement détient désormais entre 25 et 30% du capital de la société. En mai dernier, Systancia a ouvert un bureau commercial à Paris pour l'approche des grands comptes. Ce mois-ci, les bureaux de Sausheim déménagent dans le même bâtiment pour des locaux plus grands (370m² contre 150m² auparavant). L'entreprise se développe à toute allure. Son effectif devrait passer de 35 personnes à 70 l'an prochain. Et son chiffre d'affaires progresser de 1,5million d'euros (chiffre de 2008) à 6millions d'euros en 2010. Pour 2012, la société vise les 15millions d'euros.
Partenaires de confiance
Systancia souhaite également densifier son réseau de revendeurs en France pour passer de 70 partenaires à une centaine d'ici à 2010. Mais plus que la course au nombre de partenaires, la société souhaite accroître les projets avec ceux existants. Dans cette optique, l'entreprise a lancé depuis le début de l'année un programme pour accroître les compétences de ses partenaires. Elle en a sélectionné une douzaine et leur propose des services de formation, des ressources techniques, des participations à des salons, etc. «Nous voulons créer un pôle de partenaires de confiance qui puisse attirer d'autres revendeurs. Nous visons l'effet boule-de-neige», explique le directeur général. La société souhaite dupliquer ce modèle à l'international.
Une stratégie ouverte
Pour se développer à l'étranger, l'éditeur prévoit dès la rentrée, l'ouverture de filiales en Angleterre et en Allemagne (ses principaux marchés). Aux États-Unis, Systancia projette de nouer des partenariats avec les grands éditeurs américains en misant sur la complémentarité de son offre. Pour assurer tous ces projets, l'entreprise devra choisir une stratégie de développement. «À 4-5 ans, on ne sait pas ce que sera Systancia. Nous souhaitons développer la société, quelle que soit l'opportunité. On peut racheter des sociétés à l'étranger, on peut se faire racheter par une plus grande entreprise, on peut aller en Bourse... Tout est ouvert», indique Christophe Maranzana.
À Sausheim, l'éditeur de logiciels sur le marché de la virtualisation souhaite accélérer sa croissance en Europe et à l'international.