STX : Une enveloppe de 100 M€ pour l'éolien offshore
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STX : Une enveloppe de 100 M€ pour l'éolien offshore

Navale Pour capter une part du marché émergent de l'éolien offshore, STX France pourrait investir 100 M€.

STX met les bouchées doubles pour réussir sa diversification dans les énergies marines renouvelables (EMR) et l'éolien offshore en particulier. Dans cette perspective, les chantiers nazairiens, au travers du bureau d'études STX Solutions, ont lancé trois projets d'innovation aujourd'hui bien avancés. Le premier, baptisé Fondeol, vise à développer une nouvelle génération de fondation pour éoliennes offshore (fondation gravitaire béton, mixte acier-béton, jacket) de plusieurs centaines de tonnes. Pour ce projet, STX s'est associé à l'École Centrale et EMCC, filiale de Vinci spécialisée dans les travaux maritimes (dragage, etc.), et compte bien fournir ses fondations dès le premier appel d'offres français qui doit être bouclé d'ici à la fin de l'année. Watteole, constitue le deuxième projet. Il est développé en partenariat avec l'École de design, Centrale et la PME Gestal. L'objectif est de proposer un nouveau concept de sous-stations électriques permettant de faciliter la standardisation de leur fabrication et leur installation en mer.




Navire de pose

Dernier projet, le plus avancé, Poseole, mené avec Centrale, le Bureau Veritas et Nov BLM. Il vise à concevoir et à produire un nouveau type de navire dédié à la pose d'éoliennes offshore. Son concept repose sur l'assemblage complet d'une éolienne dans un site portuaire. «Un des moyens pour réduire le coût d'un champ d'éoliennes offshore c'est d'effectuer le maximum d'opération de montage du matériel à terre, et non plus en mer. Cela suppose de pouvoir transporter et lever une éolienne de plusieurs milliers de tonnes», explique Jean-Rémy Villageois, chargé des projets de diversification de STX. Selon les chantiers nazairiens, à l'horizon 2020, le besoin en navires de ce type en Europe est estimé à 30 unités dont le coût moyen est de 150M€. Le projet Poseole se chiffre à 5,5M€, 1,8M€ étant apportés par la Région, qui contribue également à hauteur de 195.000 € pour les deux premiers. Pour mener à bien sa stratégie de diversification dans les EMR, STX France estime à 100M€ le niveau d'investissements nécessaires, à l'échelle de l'Hexagone, à Saint-Nazaire bien sûr mais aussi sur les sites situés à proximité des champs offshore français et anglais.




Trois commandes fermes

Selon STX, l'éolien offshore permettrait de générer 200M€ de revenus annuels et la création de 600 emplois. Les chantiers navals indiquent avoir déjà remporté trois contrats d'études, deux dans le domaine des fondations et un pour les sous-stations électriques. «En tant qu'expert naval, nous avons une vraie légitimité sur le marché de l'éolien offshore et nous devons pouvoir nous positionner comme un leader dans les EMR. Signe que nos technologies suscitent l'intérêt, nous sommes consultés par les grands opérateurs et consortiums qui naissent dans l'éolien offshore», affirme Jacques Hardelay, dg de STX France. Les chantiers nazairiens pourraient bien s'offrir une deuxième jeunesse, en même temps qu'une nouvelle activité, grâce à l'appel d'offres de l'Etat français qui prévoit la réalisation de cinq parcs d'une capacité de 3.000MW.

STX France



(Saint-Nazaire) Dg: Jacques Hardelay 2.300 salariés 600M€ de CA 02 51 10 91 00

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