Quand Patrick Clayes et Alain Vanhille reprennent Steg, fondée en 1976 et spécialisée dans l'électricité et la téléphonie, il s'agit d'abord de sauver une entreprise privée de dirigeant: le fils du fondateur vient de décéder dans un accident de la route. «C'était une boîte ancienne, reconnue dans le Dunkerquois», pointe Patrick Clayes. Aujourd'hui, à Grande-Synthe, les deux associés sont récompensés de leurs efforts par le prix de la construction décerné par Le Moniteur. «Une reconnaissance du travail accompli», pour le duo. Passés tous les deux par l'agence Clemessy, à Dunkerque, ils imaginent chacun de leur côté la reprise de l'entreprise, en 2006. Et se rejoignent sur un projet commun, après avoir été lâchés par leurs associés respectifs. Pendant 3ans, l'entreprise grossit en silence, passant de 17 à 40salariés. «On n'a jamais fait de publicité, rappelle Patrick Clayes. Ce prix, c'est un coup de projecteur sur l'entreprise. Cela prouve qu'on ne fait pas n'importe quoi.»
Développement européen Une reconnaissance qui va dans le sens des projets de l'entreprise: diversifier ses clients, pour ne pas être dépendant d'une seule société. Steg travaille pour Arcelor, EDF, Lesieur, Auchan... «On recherche des nouveaux clients, explique Alain Vanhille. On aurait pu travailler seulement pour Arcelor, mais avec la crise, on aurait fermé la boîte.» Steg pousse les frontières de ses marchés: elle a remporté un contrat à Montpellier et travaille même sur le chantier du gazoduc Northstream en mer Baltique, en Finlande, pour poser des postes à haute tension, mais aussi en Allemagne, avec la rédaction d'un cahier des charges.
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En 3ans, les deux associés de Steg ont triplé leur chiffre d'affaires passant de 1 à 3,2M€. L'entreprise de Grande-Synthe vient d'obtenir le prix de la construction.