Sous-traitance : Les PME engagées dans la course à la compétitivité
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Sous-traitance : Les PME engagées dans la course à la compétitivité

Après les déboires de plusieurs PME ces derniers temps, les sous-traitants sont plus que jamais contraints de gagner en compétitivité s'ils veulent rester aux côtés de STX.

Après Baudet (67 salariés), un autre sous-traitant de STX vient d'être liquidé. Il s'agit de SMH (22 salariés), spécialisé dans les montages de tuyauteries hydrauliques. D'autres sous-traitants ont connu le même sort ces dernières années tels CNAI et SMCO. Certains dirigeants de PME soutiennent qu'il devient impossible de travailler avec le grand donneur d'ordre nazairien en raison de niveaux de prix déraisonnables, pointant régulièrement du doigt la concurrence de sociétés étrangères low-cost. Chez STX, on rappelle régulièrement l'attachement au tissu local de sous-traitance, l'appelant malgré tout à poursuivre les efforts d'organisation nécessaires pour rester compétitifs. « L'Oasis va être une bouffée d'oxygène pour beaucoup de sous-traitants, même s'ils n'interviendront dessus que dans neuf ou douze mois. Certains ont fait de gros efforts pour rester partenaires de STX. Et cela se poursuit. Dans le cadre du plan Navale 2013, la CCI accompagne une soixantaine d'entreprises pour leur permettre de gagner en productivité via des démarches de lean, une organisation inter-entreprises, etc. », explique Philippe Jan, directeur du développement des entreprises à la CCI Nantes Saint-Nazaire. Du côté du cluster Néopolia, pas de catastrophisme non plus pour les sous-traitants de la navale. « Pour prendre la commande de l'Oasis, STX a dû consentir un prix très bas . Inévitablement, les sous-traitants doivent faire avec cette composante coût et trouver des solutions pour rester dans la compétition », estime Philippe Le Berre, vice-président du cluster Néopolia.




Concurrents finlandais ?

Tous les acteurs en sont conscients. Le seul tissu local ne pourra pas répondre à la charge de travail colossale induite par l'Oasis. La sous-traitance finlandaise devrait prendre une part du gâteau qui initialement lui était promis, avant que Saint-Nazaire ne lui souffle la commande. Encore plus depuis l'annonce de la fermeture d'un des chantiers de STX en Finlande. « Est-ce que les finlandais représentent un danger ? On ne le vit pas comme ça, vu que l'industrie finlandaise est impliquée pour la fourniture des équipements identiques aux deux premiers de la série Oasis. Il y a des pays low-cost dans le domaine de la navale. La Finlande n'en fait pas partie », soutient Philippe Le Berre. Pour Philippe Jan, « Le marché de l'Oasis est tellement énorme, qu'on pourrait envisager des alliances entre sous-traitants locaux et finlandais sur certains lots ».

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