Shadline a déjà réalisé deux tours de table pour plus d'un million d'euros et en prévoit un autre de « plusieurs millions » en juin 2018, pour la première mise en série. Cette start-up rennaise spécialisée en protection des données est en plein essor. À fin 2017, son business devrait atteindre 400.000 euros mais grimper à un million d'euros dès 2018. C'est l'objectif de Florent Skrabacz, P-dg de l'entreprise qu'il a cofondée en 2015 avec François Enaud, son président, d'abord à Paris avant de se délocaliser début 2017 à Rennes, pour son excellence cyber et son écosystème.
La société bénéficie d'une convention de revitalisation signée avec feu l'agence Idéa35. Ces deux experts en cybersécurité ont commencé par mettre au point une technologie de protection des informations pour les entreprises d'armement à l'étranger, qu'ils sont en train de démocratiser pour le grand public professionnel. Shadline sécurise l'envoi de fichiers, l'échange de messages, le stockage de données, le partage collaboratif... sous forme d'un applicatif qui agit comme un fantôme sans laisser de trace. «Nous sommes les premiers à ne plus avoir d'arborescence de fichiers », explique le duo qui s'appuie sur un lieu de stockage souverain, « insensible aux attaques de type cryptolocking ».
« Rendre virale la cybersécurité »
Shadline aujourd'hui une dizaine de clients, principalement dans la finance et des institutions. « Nous sommes en discussion avec plusieurs groupes sur la gestion de crise en particulier », confie Florent Skrabacz, en pourparlers également avec des acteurs en Afrique et Moyen -Orient séduits par cette alternative aux solutions américaines. Shadline emploie à ce jour une quinzaine de salariés et recrute. « Nous allons nous approcher de la vingtaine de personnes » Ses associés ont une conviction : « rendre virale la cybersécurité ». Pour ce faire, dans l'aventure, les a rejoint Patrick Vallée, de l'agence de design rennaise WeAreBlow.