Après avoir raccordé Nantes, SFR va déployer la fibre sur plus de 74.000 prises dans les communes alentours d'ici 2020. Les travaux ont déjà commencé. À Indre, Rezé et Saint-Herblain, près de 31.000 logements et locaux professionnels sont déjà éligibles à la fibre. Bouguenais, Couëron, Sautron seront desservis d'ici l'été. Des opérations de construction du réseau sont en cours pour alimenter Brains, La Montagne et Saint-Jean-de-Boiseau d'ici à la fin de l'année. Enfin des études sont en cours à Bouaye, Le Pellerin, les Sorinières, Saint-Aignan-de-Grand-Lieu et Saint-Léger-les-Vignes pour permettre l'arrivée de la fibre en 2018. Ainsi, SFR devient le premier réseau fibre dans le Grand Ouest avec un million de prises comptabilisées. Un habitant sur deux dans l'Ouest devrait bénéficier des services fibres de SFR d'ici à 2020, estime l'opérateur.
2 milliards d'investissement par an jusqu'en 2020
SFR a appuyé sur l'accélérateur ces derniers mois, que ce soit dans l'Ouest ou au niveau national, pour rattraper son retard sur le très haut débit. Le but est de faire revenir les 2,7 millions de clients qui ont quitté la marque au carré rouge ces deux dernières années. L'opérateur a investideux milliards d'euros l'an dernier pour cela. Résultat : son réseau 4G couvre 81 % du territoire, contre 64 % il y a un an. « On va maintenir ce même niveau d'investissement jusqu'en 2020 », précise Michel Paulin, directeur général de l'opérateur.
4G + à Nantes, Angers et au Mans
Un effort qui est en train de permettre à SFR de prendre de l'avance sur ses concurrents sur la 4G +, le débit qui se rapproche le plus de la 5G avec un débit de 300 mégabits par seconde. Après avoir raccordé 150 villes l'an dernier, l'opérateur alimente 18 nouvelles villes ce début d'année dont Nantes, Brest et Le Havre. Courant 2017, la 4G + sera aussi disponible à Angers, Le Mans, Rennes, Rouen, Orléans et Tours.
Pendant que l'opérateur signait la convention avec la présidente de Nantes Métropole, des salariés du site de l'opérateur à Saint-Herblain manifestaient contre les suppressions de postes annoncées par le groupe. L'opérateur compte se séparer d'un tiers de ses effectifs d'ici 2019, soit 5.000 personnes. « Quand je suis arrivé en mai dernier à la direction, je me suis rendu compte que le groupe était encore organisé en trois entités, ce qui voulait dire que dans la même entreprise, on pouvait retrouver trois directeurs marketing, trois structures de commerciaux, etc. J'ai donc voulu simplifier tout cela en une seule société de distribution baptisée SFR distribution », avance Michel Paulin.
Combien de départs prévus dans l'Ouest ?
Les départs concerneront donc avant tout les fonctions supports, dans le détail 4000 salariés hors distribution et 1000 dans la distribution. L'opérateur compte 1500 salariés dans l'Ouest, dont 500 à Saint-Herblain. Combien choisiront de partir ? « On commencera les discussions sur les impacts en région au 1er avril », répond Michel Paulin. Si les départs volontaires ne sont pas suffisants, la direction s'est engagée à ne pas réaliser de licenciements secs avant 2019. Par ailleurs, SFR compte fermer 25 boutiques d'ici à 2018. Il en restera alors 650.