Services : Le secteur qui amortit la crise?
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Services : Le secteur qui amortit la crise?

Le secteur des services peut-il limiter les dégâts de la crise? Il s'appuyait en tout cas sur un matelas de confiance et de croissance d'activité conséquent, mais sans doute insuffisant pour amortir les effets du ralentissement économique. C'est ce qui ressort de l'indicateur du deuxième trimestre 2008 publié par l'Insee. Dans ce document, les chefs d'entreprises du secteur jugent favorablement leur niveau d'activité passé (solde positif de 20points, en hausse de 11points par rapport au premier trimestre) et sont même confiants pour l'avenir (solde de 22points;+2points). En revanche, et paradoxalement, ils sont de moins en moins nombreux à être optimistes quant à la demande (solde positif de seulement trois points). Dans l'enquête publiée par l'Observatoire des entreprises lorraines (Odel) sur la situation de la conjoncture au premier semestre 2008, si les entreprises du département étaient partagées concernant l'avenir (30% d'opinions favorables et 30% d'opinions défavorables), elles étaient 42% à prévoir un accroissement de leur effectif dans les six mois, contre 6% à envisager une réduction. En juin, la moitié d'entre elles déclaraient augmenter leur effectif, seules 6% procédaient à des licenciements.




Pas de vaccin contre la crise

Évidemment, l'automne a sans doute douché les plus optimistes. Parmi les plus touchées, les sociétés d'intérim paient un lourd tribut à l'utilisation de leur activité comme variable d'ajustement. Mais l'analyse de Khaled Zainine, de l'Odel, va dans le même sens de la capacité du secteur à assimiler en partie la crise. «Si l'industrie est la première touchée, les services jouent un rôle d'amortissement, compensent les difficultés des autres secteurs.» La Meurthe-et-Moselle, plus tournée vers le tertiaire, tirera-t-elle mieux son jeu que les Vosges par exemple, département qui est proportionnellement le plus industrialisé de Lorraine? «La structure économique d'un département peut amplifier ou réduire les effets d'une crise, souligne Khaled Zainine. Mais la Meurthe-et-Moselle n'est pas vaccinée. Elle reste dans la mouvance générale.»

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