Serv : La diversification est en marche
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Serv : La diversification est en marche

Soudage Avec 70% de son activité liée à l'automobile, Serv à Château-du-Loir est en quête de diversification. L'aéronautique et ses cycles longs est une voie explorée par l'entreprise, parallèlement à l'export.

Le gâteau aéronautique fait saliver Serv. Un marché en plein essor synonyme de nouveau relais de croissance pour cette entreprise de Château-du-Loir spécialisée dans le soudage par résistance pour l'industrie automobile. Un marché dont les acteurs se comptent sur les doigts d'une main en France, arrivé à maturité et qui a souffert du ralentissement de l'automobile depuis 2008. «Nous ne pouvons plus dépendre de l'automobile et de ses fluctuations, l'aéronautique va nous permettre de lisser le chiffre d'affaires, même si ses effets ne se sentiront que l'année prochaine», souligne Laurent Jeannerod, P-dg de Serv. La PMI conçoit et fabrique aujourd'hui une petite pompe de lubrification pour l'AirbusA400M, une activité représentant 5% du chiffre d'affaires, que le dirigeant aimerait doubler. «Les cycles de qualification et de validation sont longs dans l'aéronautique, malgré cela nous devrions rapidement monter en cadence et développer de nouveaux produits.» Le P-dg comptant sur les savoir-faire internes pour se positionner sur ces nouveaux marchés.






Perte de CA en 2010

Serv travaille deux familles de produits, des machines de soudage complètes et leurs consommables, principalement pour les usines françaises des constructeurs automobiles. Selon son dirigeant, l'impact de la crise du secteur a été modéré. «Fin 2008, la production de consommables s'est arrêtée, mais elle a été compensée par celle des machines durant six mois. Quand la production de ces dernières s'est stoppée, les consommables ont pris le relais.» Le chiffre d'affaires passe alors de 5,8M€ en 2009 à 4,4M€ l'année suivante. Néanmoins, l'entreprise retrouve son volume d'affaires dès 2011 «grâce à une explosion des commandes, dûe aux clients qui n'ont pas investi en 2008-2009». Un boom sur l'activité machines qui permet alors à Serv d'enregistrer 7M€ de commandes l'année dernière. «On a démarré 2012 avec 2M€ de surplus de commandes qui nous permettra de maintenir le chiffre, malgré le ralentissement ressenti au deuxième semestre», complète Laurent Jeannerod.




Jouer la carte de l'export

Pour pallier durablement à cette baisse, le dirigeant mise sur son développement commercial à l'étranger. Car malgré les turbulences traversées par son marché traditionnel en France, Serv bénéficie du dynamisme à l'international de ses donneurs d'ordres. «Nous avons suivi nos clients dans leurs implantations à l'Est et en Espagne. Puis nous avons fait notre trou sur les marchés locaux». À tel point que Laurent Jeannerod projette l'installation de bureaux en Europe de l'Est et au Maghreb, sans donner plus de précision quant au calendrier. Un export «subi» dans un premier temps et qui compte aujourd'hui à hauteur de 20% dans le chiffre d'affaires de l'entreprise. De quoi compenser les difficultés du marché français.




Attirer les compétences

Et pour maintenir son rang, Serv continue d'investir chaque année 5% de son chiffre d'affaires en R & D et de développer de nouvelles machines toujours plus complexes. Un effort freiné par des difficultés de recrutement. «On sait qu'il y a des tensions dans l'industrie, qui pour nous sont amplifiées par notre localisation.» Car si la diversité de compétences de l'entreprise la préserve d'une trop grande dépendance d'un marché, le bassin de Château-du-Loir peine, lui, à attirer des salariés qualifiés.

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(Château-du-Loir) Dirigeant: Laurent Jeannerod 47 salariés CA 2011: 5,8M€ 02 43 44 02 48 www.serv.fr

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