Scoop : Angers laisse définitivement sa place à Lille
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Scoop : Angers laisse définitivement sa place à Lille

MéDIAS Pour ses 26 ans, le festival du journalisme a quitté Angers pour un Nord accueillant qui souhaite affirmer son image. L'événement pourrait devenir européen.

Après 25 ans de bons et loyaux services à Angers, le festival du Scoop a quitté l'Ouest. Cap au Nord! Pour rappel, le fondateur de ce festival national du journalisme, Alain Lebouc, avait été lâché financièrement par la ville d'Angers sur fond de querelles politiques. La subvention de 142K€ envolée, sur un budget de 300K€, le Scoop a trouvé finances en 2011 hors d'Anjou, à Lille. Dans la capitale des Flandres, au coeur d'un autre bastion socialiste, celui du trio Aubry-Kanner-Percheron. Mâcon, Marseille, Bruxelles étaient intéressées. Mais c'est le comité Grand Lille, de l'ex-journaliste Philippe Vasseur, désormais président de la CCIR, qui a été choisi pour accueillir l'événement, du 1er au 11décembre dernier. Une journée du Scoop devrait tout de même perdurer à Angers ou dans la région, à l'image de cette soirée du 7janvier dernier organisée par le conseil général présidé par Christophe Béchu... «L'amertume est passée. On aura toujours des soirées post festival car nos racines sont là mais on ne reviendra pas: c'est une question de déontologie vis-à-vis des gens qui nous ont fait confiance dans le Nord», précise Alain Lebouc.




Dimension européenne

Après la candidature de sa métropole aux JO, après Lille 2004 et Lille 3000, avant le Louvre-Lens, la région Nord - Pas-de-Calais continue de chercher des relais d'image.Si 56% des cadres et dirigeants hors région trouvent le Nord - Pas-de-Calais attractif économiquement, selon une enquête de l'Ifop pour la Créativallée, son image fluctue énormément. L'année 2008 de Bienvenue chez les Ch'tis l'a fait grimper à 70% de bonnes opinions, pour dégringoler à 56% l'année suivante. «C'est une image assez peu consolidée, analyse Damien Philippot, à l'Ifop. Et cette région, comme l'Est, souffre encore plus que d'autres en période de crise.» Chômage, usines et mines fermées... Les raccourcis demeurent. Parmi les bons samaritains, le Lyonnais Maxence Brachet défend son Nord depuis qu'il y a élu domicile en 1986. Pour lui, «Lille n'a pas encore atteint la taille critique de métropolisation» et il faut «bâtir une vision à 2020-2025». Le tapis rouge déroulé au Scoop fait donc partie de cette stratégie alors qu'une centaine de correspondants de grands médias nationaux sont basés dans le Nord - Pas-de-Calais. «Le festival est voué à grandir, à devenir européen», annonce Alain Lebouc. D'aucuns diront que ce déménagement forcé d'Angers à Lille sera finalement un mal pour un bien...





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