«Certains se spécialisent sur tel ou tel marché. Nous, nous avons fait le choix de la généralisation. Mais une généralisation réfléchie et uniquement centrée sur les métiers du gros oeuvre et de la charpente.» À 48 ans, Lionel Marivint représente la troisième génération à la tête de l'entreprise familiale de BTP, implantée depuis 1927 à Trémorel. Avant lui Auguste, son grand-père, et Léon, son père ont présidé à la destinée de cette entreprise du centre-Bretagne. «D'une faiblesse il y a 30 ans, notre positionnement géographique est aujourd'hui devenu un véritable atout. Nous sommes en bordure de la RN 164, à quelques kilomètres seulement de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.»
Diversification primaire sur le solaire et l'éolien
Courant 2006, SBK a choisi de mettre ses compétences en gros oeuvre au service de marchés de niche à valeur ajoutée. «L'idée première était d'accompagner une tendance naissante mais également de donner du boulot à nos gars.» Les socles en béton pour éoliennes seront la première diversification sectorielle. «Bien avant l'engouement actuel.» Suivi depuis quelques mois par les charpentes dédiées aux projets solaires. «Jusqu'à présent, nous fabriquions des charpentes, bois ou métal, pour des clients qui après, y installaient des panneaux photovoltaïques. Nous nous sommes dit qu'en tant que couvreurs professionnels, il y avait là une opportunité à saisir.» SBK décide alors d'intégrer ce métier. «Mais pas en solo, précise Lionel Marivint. Installer des panneaux c'est une chose, les raccorder électriquement, cela en est une autre.»
S'associer avec des professionnels locaux
L'entreprise s'associe avec un partenaire local, GR Énergies à Merdrignac. «Ce sont des pros de ce métier. Nous avons également fait le choix de nous fournir en panneaux français, même costarmoricains, en faisant appel au fournisseur de Lannion, Sillia Énergies.» En interne, SBK a formé deux de ses 45 compagnons au suivi de ces nouveaux types de chantiers. Et s'est doté, à Trémorel d'un bâtiment pilote de 1.700m² de toiture solaire pour un montant global d'investissement de 900.000euros. «Il est nécessaire de montrer à nos clients ce que nous sommes capables de faire.»
Le choix de multiplier le nombre de niches
Conscient que le moratoire sur la filière photovoltaïque freine actuellement sa politique de développement, Lionel Marivint n'est toutefois pas inquiet pour l'avenir. «Nous n'avons pas mis tous nos oeufs dans le même panier. Je reste plus circonspect sur l'avenir de la filière porcine française. Les nouveaux projets se réduisent à vue d'oeil avec les années.» Savant mélange de plusieurs niches qui lui permet d'équilibrer son bilan à la fin de l'année
, SBK compte parmi ses chantiers actuels la requalification de 12 bâtiments du camp militaire de Coëtquidan, la création d'une chèvrerie high-tech pour l'Inra à Rennes ou l'installation de bâtiments nouvelle génération de traitement du lisier. «Nous avons également beaucoup développé le créneau du marché public, notamment au niveau de la région avec les lycées agricoles.»
SBK
(Trémorel) P-dg: Lionel Marivint 45 salariés Chiffre d'affaires 2010: 6,2millions d'euros 02 96 25 21 73 www.sbk-batiment.fr