Résultats stables pour Groupama Loire-Bretagne
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Résultats stables pour Groupama Loire-Bretagne

Depuis son siège rennais, l’assureur mutualiste Groupama Loire-Bretagne s’attend à une légère croissance pour 2017, après une année stable « de transition », marquée par des sinistres en hausse.

Les résultats annuels de Groupama Loire-Bretagne qui seront annoncés mardi 25 avril en assemblée générale à Saint-Brieuc, traduisent « une année de transition », selon l’expression de son directeur général Bernard Veber. Le chiffre d’affaires 2016 est en effet stable à 918,1 millions d’euros, comme son résultat (IFRS) de 43,1 millions (contre 44,3 en 2015). L’assurance-dommages en représente 83 %, le reste étant porté par les produits d’assurance-vie, d’épargne et de retraite.

4,2 % de marge

Dans un contexte réglementaire contraint, un marché de l’assurance mature et une conjoncture économique « difficile », Groupama Loire-Bretagne, qui sort également d’une migration informatique « très lourde », arrive à dégager un ratio combiné de 95,8 %, soit 4,2% de marge. « Ce qui renforce notre capacité d’investissement pour l’avenir, sur notre territoire », souligne Michel L’Hostis, président de la caisse de l’Ouest qui couvre les quatre départements bretons, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire à travers un réseau de 297 agences. Un périmètre qui ne sera pas affecté par la digitalisation des services, mais dont les missions vont devoir évoluer. Bernard Veber, qui recrute 110 à 120 commerciaux cette année (148 en 2016) pour un solde d’emploi net légèrement positif, insiste : « Nous réinvestissons 90 % de nos ressources sur le territoire. » Et des ressources, il en a : déjà 77 millions d’euros de souscription de certificats mutualistes réalisés sur un objectif triannuel de 96 millions à fin 2018.

Les courtiers relancés

Pour 2017, l’assureur mutualiste se veut raisonnable : « Nous visons une progression de notre chiffre d’affaires de 0,5 %, ce qui est une performance. Nous constatons une légère reprise de notre activité », indique le DG qui entend maintenir sa marge à 4 %, quand le marché tutoie plutôt 2 %. Le succès du contrat garantie des accidents de la vie (6 100 contrats de plus en 2016) devrait y contribuer, ainsi que le lancement de nouveaux produits tels que Noé Téléassistance ou d’habitation. Sans compter sur l’aide des courtiers dont les relations vont être renforcées. « Nous avons l’intention de relancer ce courant d’affaires basé sur une relation de long terme », avance Bernard Veber.

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