Reprise ? En janvier, les sites de production rouvrent...
# Industrie # Conjoncture

Reprise ? En janvier, les sites de production rouvrent...

Automobile et sidérurgie ont eu largement

stoppé leur activité ces dernières semaines. Les grandes industries reprennent dans l'incertitude. En octobre, 134 entreprises de la région ont effectué des demandes de chômage partiel. «Cela concerne 15.000 salariés, dont 56% dans l'industrie explique Alain Gatti, responsable régional CFDT. On ne veut pas être alarmiste, mais c'est extrêmement préoccupant. Au-delà du chiffre du chômage, l'intérim, qui sert de volant de souplesse aux entreprises, a chuté de 11,6% en octobre, c'est deux fois la baisse nationale». De son côté le Medef veut lutter contre le pessimisme. Jean-Pierre Lucas, président de l'UIMM Moselle, notait début décembre que, dans certaines activités de niche, les entreprises gardaient une bonne visibilité. En revanche, les grandes industries se trouvent exposées. L'automobile souffre. Les carnets de commande vides ont poussé PSA à fermer ses usines de Borny et de Trémery. L'activité ne devait reprendre que le 5janvier. Le 23décembre était annoncée une période de chômage technique jusqu'à cette date. Fermées depuis le 17décembre, les usines PSA de la région espèrent ainsi résorber leurs stocks. «Certains ateliers ont cessé le travail depuis fin novembre, indique Philippe Carme, secrétaire du syndicat métaux Moselle CFTC. D'autres ne reprendront qu'après la date annoncée de réouverture de l'usine. Même si pour le moment, grâce à nos accords, les salariés n'ont pas perdu de salaires.» Du côté des sous-traitants, la situation est plus difficile encore. «Ceux qui se sont diversifiés souffrent moins, mais pour les petits fournisseurs ça va être très difficile», annonce Norbert Marc, délégué syndical CFTC chez PSA Trémery. «Le premier semestre 2009 s'annonce aussi mauvais que le dernier semestre 2008.» Une situation qui semble se confirmer avec le gel des projets d'investissement de PSA. L'automobile faisant fonctionner la sidérurgie, cette industrie est aussi à l'arrêt. «Tout était arrêté jusqu'au 6janvier, mais il n'y a pas eu de chômage partiel, précise Xavier Lecoq représentant CFE-CGC chez Arcelor Mittal Florange. Nous avons fonctionné avec les congés et les RTT. L'aciérie reprend le 10 ou le 11. Mais les unités ne devraient fonctionner qu'à 50% sur le premier trimestre». S'ajoute à cela le redémarrage d'un haut-fourneau. «Retrouver une qualité de production peut prendre parfois plusieurs semaines», souligne Xavier Lecoq. Du côté du plan de départs de 1.400 personnes en France parmi les non-productifs, le 19décembre, la rencontre entre syndicat et direction a permis aux représentations salariales de faire leurs propositions le 7janvier. «Il y a eu des avancées sérieuses pour les classes 50-51-52. Mais nous n'avons pas visibilité en terme de métiers. L'idée est de faire partir les plus anciens», relève Xavier Lecoq.

# Industrie # Automobile # Chimie # Conjoncture