Rennes : See Me Cab recentre son activité en devenant Archireport
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Rennes : See Me Cab recentre son activité en devenant Archireport

La start-up See Me Cab a changé de nom en mai. Devenue Archireport, du nom de son produit phare, elle veut être leader en suivi de chantier.

La SARL See Me Cab est devenue la SAS Archireport. Les salariés sont les mêmes, le dirigeant aussi. L'objectif était de changer de statut, pour pouvoir lever des fonds, mais aussi en même temps de montrer clairement son nouveau positionnement : celui du développement de logiciel de suivi de chantier en mobilité. Son produit phare depuis sa création il y a tout juste cinq ans, Archireport, est devenu le nom de la société.

L'optique vendue à un Toulousain
Cette application permet aux architectes, paysagistes, artisans ou maîtres d'oeuvre de suivre un chantier et d'en éditer un compte rendu quasi immédiatement. « Jusqu'à cette année, nous avions une seconde activité, axée sur l'optique, que nous avons vendue en début d'année à Fittingbox », indique Julien Cotteaux, fondateur et président d'Archireport. Cette entreprise toulousaine est le leader de l'essayage virtuel de montures de lunettes. « L'optique est un marché très compliqué, où il y a surtout de très gros acteurs, explique le dirigeant. Dans le secteur du bâtiment, il y a un réel besoin, et le marché est en forte croissance dans le monde. Alors si on veut devenir le leader sur un secteur, il faut se concentrer dessus ».

5 % de croissance par semaine
Julien Cotteaux compte bien maintenant se concentrer sur son produit, pour le faire évoluer et aller à la conquête d'utilisateurs. « Nous enregistrons une croissance hebdomadaire de 5 % depuis début 2016 », se réjouit-il. Pour se libérer du temps, il va recruter (au moins un salarié), dès qu'une première levée de fonds sera effective. De 200.000€, elle devrait être bouclée courant juin, auprès de Logoden Digital, Logoden Participations et GwenneG.

De la licence à l'abonnement
Derrière, un objectif est affiché : celui de développer Archireport à l'international (40 % des clients actuellement). « Nous avons déjà développé l'application dans 11 langues. Elle est stable, nous proposons des formations toutes les semaines pour les pays francophones, et notre réputation permet d'augmenter notre nombre de clients ». Le modèle a lui aussi muté, faisant accélérer la croissance de l'entreprise : de la licence, Archireport est aujourd'hui disponible en abonnement. « Nous sommes quatre fois moins chers que les concurrents », se satisfait Julien Cotteaux, qui veut être abordable pour les PME du bâtiment (10€/mois/utilisateur). L'application est aussi très rapide d'exécution, séduisant également des grands groupes comme Vinci, ERDF, Triballat. Ils donnent une image positive à l'entreprise. Résultat : elle a engagé un partenariat avec un organisme de formation au Québec, qui utilisera son logiciel orienté métier. De quoi vanter, envers les futurs utilisateurs potentiels, une qualité de service : le rapport de chantier est formaté, avec images à l'appui si besoin.

Rentabilité en 2017
« Le gain de temps est facilement d'une heure par compte rendu, estime Julien Cotteaux. L'utilisateur peut ainsi gagner du temps sur le chantier et avec son client ». L'utilisateur gagne de temps, et Archireport devrait bientôt gagner de l'argent. Après une année 2015 à 85.000 € de chiffre d'affaires, l'année 2016 se profile pour atteindre les 150.000€. « En 2017, nous devrions être rentables, grâce à nos abonnés, estime le dirigeant. En 2020, nous pourrions franchir le million d'euros. Actuellement, nous sommes trois ou quatre acteurs sur le suivi de chantier en France. Notre objectif est de dépasser un certain seuil pour être le leader ». Ensuite, ce sont plusieurs bureaux qui pourraient voir le jour dans des pays européens, pour assurer le support et la formation des clients et animer le territoire.

>Archireport (Rennes). Président : Julien Cotteaux ; 3 salariés ; CA 2015 : 85.000€ ; 02 23 25 61 98 ; www.archireport.com

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