Pierre Burban
Président de l'Acoss, secrétaire général UPA
Pourquoi les Urssaf qui dépendent de l'Agence centrale des organismes de la sécurité sociale, l'Acoss, vont-elles être régionalisées?
Nous sommes sous l'emprise de la Réforme générale des politiques publiques, la RGPP. La Bretagne fera partie de la deuxième vague dans le mouvement de régionalisation, de 2012 à 2014. L'Urssaf du Morbihan réalise déjà les fiches de paie et des missions de ressources humaines pour la Région, avec une plateforme téléphonique coordonnée avec toutes les Urssaf départementales. Nous conserverons un site départemental avec un conseil d'administration composé des représentants paritaires. Sans oublier les instances départementales d'instruction des recours amiables.
Quelles économies seront possibles?
Lors de la dernière convention d'objectifs et de gestion de l'Acoss signée début 2010, il n'a été décidé que 100 non-renouvellements de postes sur 14.000 collaborateurs. Avec le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux, nous serions à 800. Ce principe n'est valable que quand il n'y a pas d'accroissement de l'activité. On ne peut pas demander de réduire la voilure à une branche qui, avec l'entrée dans son champs de l'assurance-chômage et la garantie des salaires, va percevoir
plus du tiers du PIB français, plus que le budget de l'Etat, soit 400milliards d'euros dès 2011. Ce serait ridicule.
Combien coûte exactement le recouvrement?
Nous sommes à 0,32%. Aucun organisme n'affiche un taux aussi faible. On pourra peut-être grignoter un peu, parvenir à 0,31%. Mais il faut avoir en tête les équilibres financiers de la sécurité sociale. L'Acoss émet désormais directement des billets de trésorerie avec l'appui de France Trésor pour faire en sorte que les retraites soient bien payées. Notre mission est sensible. On ne peut enlever tous ses boulons et ses engrenages à une machine.
- TROIS QUESTIONS À