L'enseigne Rapid Couture, spécialisée dans les travaux de couture et de retouche, veut agrandir son parc de magasins. Une expansion qui passe par l'ouverture de nouvelles concessions. Entretien avec Yvon Le Riboter, cofondateur de la structure.
Dans quelle logique a été imaginée Rapid Couture?
L'ouverture des premiers magasins, à Bouaye puis Saint-Brieuc, date de 1986. À l'époque, le concept était totalement inédit, la couture et la retouche étant davantage des savoir-faire transmis de mère en fille. L'enseigne a été fondée par moi-même et Jean-Michel Bruneau dans un souci de démocratisation de ce service. Notre travail porte aujourd'hui ses fruits puisque Rapid Couture compte 195 points de vente en France.
L'année 2010 marque le début d'une expansion géographique accrue...
Effectivement. L'idée est de pouvoir ouvrir 30 nouveaux magasins cette année sous forme de concessions. C'est le potentiel que nous pouvons raisonnablement suivre. Notre filiale Rosaires, basée à Saint-Brieuc, gère le développement au Nord de la France. La SARL Atorm, implantée à Nantes, s'occupe du Sud. L'investissement de départ, droit d'accès à la concession et matériel inclus, est de 30.000€. Ce partenariat inclut un transfert du savoir-faire Rapid Couture au travers de séances de formation, une exclusivité géographique sur la zone et le droit d'exploiter la marque. À cela s'ajoute chaque mois une redevance de fonctionnement de 100€ quel que soit le chiffre d'affaires réalisé.
Quelles sont les performances moyennes d'un point de vente Rapid Couture?
Un magasin réalise un chiffre d'affaires en année de croisière de 50.000€, même si nous avons certaines unités qui atteignent 200.000€. La réussite de notre concept repose sur le professionnalisme et la rigueur des concessionnaires et de leurs employés. Paradoxalement, la crise a favorisé notre business puisque les gens ont préféré retoucher des vêtements plutôt que d'en acheter des neufs.