Le 4, chiffre porte-bonheur pour le site de PSA Mulhouse? Entre le lancement commercial de la nouvelle Citroën C4 ce mois-ci, la présentation de son futur dérivé DS4 (deux véhicules fabriqués à Mulhouse) et l'assemblage en présérie du train arrière ?Hybrid4? destiné à équiper -enfin- les modèles hybrides du groupe PSA, le site mulhousien ne manque pas de projets susceptibles, si le succès commercial est au rendez-vous, de pérenniser son activité pour les années à venir. L'organisation de l'usine a d'ailleurs été structurée pour absorber ces nouveautés et 115millions d'euros ont été investis dans l'outil industriel au cours des deux dernières années pour accompagner ces développements. L'embauche de plus de 800 salariés, pour la plupart intérimaires, est également en cours. Une partie d'entre eux est destinée au système de production de la C4 (dont l'ancien modèle a tiré sa révérence le 30septembre). «Notre ambition est de faire tourner trois équipes complètes sur la ligne de production des C4/DS4 et d'atteindre les 760 véhicules par jour», détaille Jean Mouro, directeur du site. Naturellement confiant sur le succès de la nouvelle C4, qui sortira mi-octobre, et outre les qualités intrinsèques de la voiture, il met en avant un prix «légèrement» inférieur à celle qu'elle remplace. «Nous avons très fortement limité le prix de revient de la voiture, en utilisant moins de pièces, en développant l'automatisation et en améliorant l'ergonomie des postes de travail», détaille Jean Mouro.
L'hybridation, un enjeu stratégique
Une autre partie des effectifs doit venir renforcer le système de production des 206+et 308 à travers la mise en place d'une demie équipe de nuit. «Il s'agit de deux modèles qui supportent bien la forte baisse du marché européen et dont on nous demande de sortir plus de voitures», explique-t-il. Enfin, le site de Mulhouse voit également arriver à grands pas le lancement commercial, au printemps prochain, de la 3008 Hybrid4. La forge de l'usine s'est en effet vue confier l'assemblage de la pièce de choix de ce premier modèle hybride diesel de PSA : son train arrière doté d'un moteur électrique intégré de 37 chevaux. «Nous restons très prudents sur le succès de ce modèle spécifique», analyse Jean Mouro, «mais nous avons mis en place une nouvelle ligne de process, très compacte, avec un contrôle unitaire des trains arrières très poussé. Nous devons, dans cette phase de présérie, être particulièrement réactifs pour nous corriger en permanence». L'enjeu est peut-être plus grand encore que pour la nouvelle C4: le groupe, qui a éradiqué la plupart de ses problèmes de fiabilité, n'a pas le droit à l'erreur. La technologie Hybrid4, dont le développement a pris beaucoup de temps, sera la vitrine du choix stratégique qu'il a fait, garantira son indépendance et déterminera sans doute une partie de son avenir.
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Entre nouveaux modèles et nouvelles technologies, le planning du site PSA de Mulhouse est chargé pour les mois à venir.