Créé par des enseignants chercheurs du laboratoire de génie chimique de l'INP de Toulouse, ProSim est présent à l'export depuis sa création en 1989. «Au départ, nous répondions à des opportunités - certains de nos clients français étaient présents à l'étranger - et à partir de 2000, nous avons choisi de travailler avec des distributeurs. Aujourd'hui nous en comptons onze avec la Russie», explique Stéphane Déchelotte, dirigeant de ProSim. L'éditeur toulousain, qui développe des logiciels et services en simulation des procédés, a choisi l'entreprise russe NTP Truboprovod pour distribuer ses produits en Russie mais aussi en Ukraine, en Biélorussie et au Kazakhstan. Ce choix a été guidé par le fait que NTP Truboprovod est déjà utilisatrice des logiciels de ProSim et saura donc apporter aux futurs clients de réelles compétences techniques. «La Russie peut devenir un marché significatif pour nous», note-t-il. Reste que les acteurs importants des secteurs de la chimie fine, de la pharmacie, de l'énergie, etc. que vise ProSim se trouvent essentiellement aux États-Unis. C'est pourquoi la société toulousaine envisage d'y créer une filiale d'ici à la fin de l'année «Nous pourrons ainsi couvrir d'autres fuseaux horaires et offrir à nos clients un service après-vente efficace», explique-t-il. Et de poursuivre: «Notre atout sur ce marché très concurrentiel, c'est notre important effort en terme de R & D.» En effet, la société y consacre 30% de son chiffre d'affaires. Soutenue par le crédit impôt recherche, elle travaille en collaboration avec des laboratoires français (Nancy, Pau, Clermont-Ferrand, etc) mais aussi des laboratoires européens et internationaux.
L'éditeur toulousain ProSim vient de signer un accord de distribution avec un développeur de logiciels russe. Un nouveau marché s'ouvre pour la PME qui réalise déjà plus de 30% de son activité à l'export.