Produits de la mer : L'innovation au goût du jour
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Produits de la mer : L'innovation au goût du jour

Pour garder la pêche, la filière boulonnaise du poisson, qui génère 5.000 emplois directs, doit toujours innover. La preuve par l'exemple au salon Seafood de Bruxelles.

À côté des puissants groupes internationaux, d'ailleurs souvent implantés à Boulogne (Marine-Harvest, Leroÿ, Pescanova, Icelandic, Alfesca, Kennemervis), les poids lourds du négoce boulonnais ont installé leurs propres stands.




Miser sur les exclusivités

Gelfish, Direct Océan, Nationale 1, Prilam, Fjord Import, qui commercialisent à eux cinq un tonnage bien supérieur à celui débarqué au premier port français, sont là pour attraper dans leurs filets, mais surtout pour fidéliser, les gros poissons de la grande distribution, les grossistes, la restauration hors domicile et les industriels de la transformation. «De plus en plus, explique Eric Lavalette (Prilam), la GMS essaie de faire notre travail en amont. À nous, pour nous démarquer, de proposer des exclusivités au niveau des approvisionnements. » Un propos confirmé par Philippe Barbe de Direct Océan qui achète du saumon sur tous les continents. : « nous devons amener davantage de valeur ajoutée.»







La filière boulonnaise, à elle seule, occupe au Seafood la place d'une grande région maritime comme la Bretagne, sa principale concurrente.




Au goût du jour

Sur les stands collectifs du Pavillon France ou du Port de Boulogne, plusieurs PME spécialisées dans la première (mareyage) ou la deuxième transformation (plats cuisinés) viennent mettre en vitrine leurs dernières spécialités. Car, à l'instar de la filière boucherie charcuterie, la filière des produits aquatiques se met au goût du jour pour proposer au consommateur de quoi composer tout son repas: de l'apéro au dessert, en passant par les rillettes, soupes, saucisses, paellas, choucroutes, plateaux prêts à passer au grill ou au barbecue, salades ou crêpes.




À chacun son mode d'emploi pour innover

À l'image de Jacques-Maës, Les Entrées de la Mer, Delpierre ou Océan Délices, bien des entreprises comptent sur leur propre R & D pour innover. D'autres mutualisent leurs moyens et profitent du pôle de compétitivité Aquimer ou du centre d'expérimentation et de valorisation Haliomer pour mettre au point de nouveaux process ou trouver les recettes de demain. D'autres encore, comme le fabricant de sushis Traiteur Côté Mer, font leurs premiers pas dans le cocon d'une pépinière comme Haliocap. Pour vendre, il faut aussi surfer sur ses labels et signes de qualité: Saveurs'en Or pour le marché régional, IFS et BRC pour l'export, et MSC ou Mister Goodfish pour satisfaire les consommateurs, de plus en nombreux, soucieux de rendre durables les ressources de la mer.

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