Pres : « Le dossier Toulouse Campus sera prêt à temps »

Pres : « Le dossier Toulouse Campus sera prêt à temps »

Gilbert Casamatta a été nommé président du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) de l'Université de Toulouse. Il voit l'avenir de l'établissement public de coopération scientifique avec confiance.

Un vent d'optimisme souffle sur le Pres. Gilbert Casamatta, nommé président le 9 avril en remplacement de Louis Castex, a en effet prédit que « le dossier Toulouse Campus pour le Grand Emprunt sera prêt dans les temps. » Son prédécesseur avait démissionné le 25mars, invoquant « une incapacité à le constituer ». Un an après son élection, il pointait du doigt la « difficulté à faire travailler ensemble universités et grandes écoles » et déplorait que « chaque établissement se comporte de manière autonome au détriment d'un regroupement fort ». Le nouveau président affirme de son côté que « nous avons un groupe qui se fait totalement confiance » malgré « des conflits réels d'objectifs ». Le dossier Toulouse Campus, qui doit être déposé en septembre pour être éligible, « va prendre d'un coup, comme une mayonnaise, prévoit-il. Nous sommes parmi les plus à l'heure et les plus précis, parmi ceux élus au Plan Campus ». Selon la règle du Pres depuis sa fondation en 2007, un président déjà en exercice ne peut le diriger. Pourtant Gilbert Casamatta conservera son poste de président de l'Institut National Polytechnique. « Nous avions à l'époque besoin de règles de protection, explique-t-il. Mais-signe de maturité- il n'y a plus de climat de défiance. » Il ajoute qu'« un président du Pres qui perdrait contact avec l'université serait comme borgne » et souligne qu'il ne sera « pas un président du Pres à mi-temps, mais tout le temps. »




Des « petites révolutions tranquilles »

« Le Pres va pouvoir continuer à travailler, il n'a d'ailleurs jamais arrêté », signale le président. « Nous avons su disjoindre la problématique de gouvernance et le traitement des différentes briques, à savoir les CIT/IRT, laboratoires d'excellence, IHU, Satt, plate-forme des technologies blanches et réflexion sur la technologie en ingénierie », se félicite-t-il. Il note par ailleurs des points positifs qu'il qualifie de « petites révolutions tranquilles » : « Le CNRS reconnait désormais les universités comme d'authentiques opérateurs de recherche » et « les établissements supérieurs de recherche reconnaissent la nécessité d'une articulation national-local ». Ou encore de citer le rapprochement entre universités et grandes écoles. Sur ce point, « Toulouse est un peu comme un TP national », déclare-t-il. Néanmoins, « le Grand Emprunt (dans lequel s'inscrit l'Opération Campus, ndlr) n'est pas tout. Je crois à la fable du laboureur : ce qui est important, ce n'est pas de trouver la cassette mais de labourer.»




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