Raymond Frenot Président de l'Agria Lorraine
Vous venez de présenter les résultats de l'étude prospective lancée début 2011. Pourquoi vous être engagé dans une telle démarche? L'idée est de réfléchir à notre avenir dans un contexte où les incertitudes sont de plus en plus grandes. Il ne s'agit pas d'une prévision. Là, il s'agit d'identifier les possibilités d'évolution de notre environnement. Les scénarios ont été élaborés avec les consommateurs, les distributeurs, les entreprises afin d'imaginer comment sera notre environnement en 2020.
Que montre cette étude?
Quatre scénarii possibles ont été retenus qui ont permis de développer cinq pistes de travail, dont la mise en place d'un engagement, car les Lorrains passent pour être sérieux. Il s'agit pour nous de précéder les événements plutôt que de les subir. Si on prend les choses à bras le corps, on doit pouvoir passer le cap. Pour le moment, ce ne sont que des pistes de réflexion. La mise en place ne se peut se faire que par le biais d'un travail collectif : rien ne se fera seul. Je pense qu'il y a réellement une volonté globale des entreprises agroalimentaires de mettre en place ces axes de travail.
Quelles sont les spécificités de l'industrie agroalimentaire? La particularité de notre industrie réside dans le fait qu'on ne délocalise pas l'activité comme ça. Elle reste à proximité des lieux de production. Aussi, il faudra transformer la production telle qu'elle existe aujourd'hui en Lorraine parce que moins on transporte, mieux c'est. L'agoralimentaire subit aussi les évolutions de la distribution, des modes de consommation. Il y a 15 ans, on avait peu de réflexion sur la restauration hors foyer, alors qu'on était conscient que ça existait. Il faut s'adapter au marché.
- TROIS QUESTIONS À