«Trois éléments ont déclenché l'intérêt des investisseurs pour Poxel, déclare Pascale Malgouyres, directrice business development de Poxel à Lyon. Nous sommes positionnés sur le marché du diabète de type2 en pleine explosion. L'entreprise dispose de six programmes de recherche en portefeuille, ce qui limite les risques, dont deux phares, ce qui rend l'entreprise attractive. Enfin, les créateurs sont issus de Merck...» Résultat: 16M€ levés début juillet auprès d'un consortium de trois investisseurs que sont Edmond de Rothschild Investment Partners (lead du tour de table), le fonds InnoBio géré par CDC Entreprises pour le compte du fonds stratégique d'investissement, et le Crédit Agricole Private Equity. Entièrement réinvestis dans la recherche, ces fonds permettront à Poxel (voir JDE 69nº 31, octobre2009) de renforcer ses compétences sur la partie clinique et d'accélérer le développement de ses deux produits phares. «Des études cliniques complémentaires seront réalisées sur l'Imeglimine, notamment sur l'étude d'au moins une association. On travaillera aussi sur la formulation afin de clarifier son mécanisme d'action.» L'Imeglimine, un nouveau médicament antidiabétique oral, a démontré son efficacité sur trois principaux défauts de cette maladie: il inhibe la néoglucogénèse hépatique, augmente la capture du glucose par le muscle et restaure une sécrétion d'insuline normale. Le deuxième programme avancé de Poxel est un produit inexistant sur le marché qui vise à diminuer simultanément la glycémie et les lipides. «Nous envisageons d'avoir un candidat-médicament au développement préclinique sur les animaux avant fin 2010, ajoute Pascale Malgouyres. On pourrait entrer en étude clinique chez l'homme début 2012.»
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La spin off lyonnaise de Merck vient de réaliser une des plus grosses levées de fonds depuis cinq ans en France.