Disposant du premier port de pêche français, Boulogne-sur-Mer veut à présent que la plaisance hisse la grand-voile. Pour que ce rêve devienne réalité la communauté d'agglomération du Boulonnais et la CCI de Boulogne-sur-Mer Côte d'Opale ont commencé par organiser, le 27mars dernier, un séminaire sur cette activité. Au programme: dresser un état des lieux de la plaisance dans le Boulonnais et s'interroger sur les perspectives de développement sur ce marché en plein essor.
Les enjeux économiques
Pour le territoire, les enjeux économiques liés au développement de la plaisance sont multiples: création d'emplois, pouvoir d'achat des plaisanciers visiteurs, image et attractivité du territoire auprès des touristes comme des entrepreneurs...
Du pain sur la planche
Avant de rejoindre les rangs des grands ports de plaisance français, Boulogne-sur-Mer a encore du pain sur la planche: aménagements, amélioration et structuration de l'existant, organisation de l'offre de services, agrandissement, etc. Beaucoup de choses restent à faire. Plusieurs chantiers sont d'ores et déjà prévus: la création d'anneaux supplémentaires, d'un port à sec ou encore l'amélioration des conditions d'accueil des plaisanciers... Boulogne devra également relever le défi de s'intégrer sans faire de vagues parmi les quatre autres ports de plaisance de la région: Étaples, Gravelines, Dunkerque et Calais. «L'intérêt de chacun des ports de plaisance en région est de ne pas parler entre eux de concurrence mais d'une complémentarité des savoir-faire», a déclaré Sylvie Logié, chef de projet du réseau plaisance pour le syndicat mixte de la Côte d'Opale. Elle ajoute: «Ces 5 ports ont des offres qui se complètent et chacun a sa spécificité. Par exemple, Étaples est un petit port: il attire surtout des plaisanciers qui veulent rester tranquilles et reçoit peu de visiteurs. Calais est quant à lui un port prisé par la clientèle britannique, mais il n'a pas de projets majeurs de développement et se heurte au passage fréquent des bateaux transmanche, etc. Chacun a vraiment sa place».
Boulogne-sur-Mer poursuit depuis peu le rêve d'un grand port de plaisance et ne lésine pas sur les moyens à déployer. Un séminaire organisé fin mars par la CCIBCO et la communauté d'agglomération du Boulonnais a permis de faire un point sur l'existant (forces/faiblesses, données chiffrées...) avant de présenter rapidement quelques chantiers à venir. Une réflexion a également été menée sur le positionnement qu'adoptera ce port face aux 4 autres que compte la région, avec une stratégie de mise: celle de la complémentarité plutôt que la concurrence.
Dossier réalisé par Élodie Soury-Lavergne