Pôles de compétitivité : Le top 9 des projets en Paca

Pôles de compétitivité : Le top 9 des projets en Paca

Alors que le cinquième Forum des pôles de compétitivité rassemble, les 5 et 6novembre à Sophia Antipolis, un grand nombre de pôles français et internationaux, enquête sur ces plates-formes qui visent à la fois à générer un effet réseau stimulant, à faciliter le rapprochement entre acteurs innovants complémentaires, et à faire émerger puis à labelliser des projets collaboratifs qui seront ensuite financés. Avec le zoom Journal des Entreprises sur le projet le plus emblématique de chacun des neuf pôles de la région Paca. Un dossier de Didier Gazanhes et Alexandre Léoty

Il existe neuf pôles de compétitivité basés en Paca. Ces structures sont avant tout destinées à fédérer les compétences des entreprises, universités et laboratoires autour de technologies de rupture liées à des marchés porteurs. Zoom sur neuf projets de pôles particulièrement emblématiques, menés actuellement et de manière collaborative par de grands groupes, PME et structures de recherche.




Gyrovision (Pégase)

Ce projet, qui propose de repenser les moyens aéroportés de surveillance et de détection (axes routiers, feux de forêt...), a vocation à équiper les hélicoptères, les avions et les drones. «C'est la TPE Dronexplorer qui en a eu l'initiative, explique Jean-Yves Longère, directeur du pôle Pégase. Mais en tant qu'utilisatrice, elle n'avait pas vocation à porter le projet. Coreti, I3S et Nexvision ont également intégré le consortium, porté par le groupe ATE». Budget: 4,5M€, subventionné à hauteur de 2M€.




Immunosearch (Pass)

«Une franche réussite initiée en 2006, estime Philippe Claud, directeur du pôle Pass. Il a donné naissance à une société du même nom, qui a mené le projet. Deux produits sont d'ores et déjà commercialisés et cinq le seront à très court terme». Destiné à proposer des méthodes alternatives aux tests sur animaux, dans le domaine des tests d'innocuité (parfums, arômes, cosmétiques), ce projet a fait l'objet d'un double financement: Fonds unique interministériel (FUI), 1,4M€, et collectivités territoriales, 400.000 €.




Ledepur (Optitec)

Labellisé par le pôle Optitec fin 2008, ce projet, qui prend pour cadre le Frioul, en rade de Marseille, vise à adjoindre une unité de désinfection à la station d'épuration de l'île, afin que les eaux usées soient réutilisables. Ce procédé 100% photonique s'appuie sur les lampes UV, capables d'éliminer la pollution bactérienne. «On part ici de quelque chose de très technologique, pour arriver à un résultat concret, loin du champ traditionnel de la photonique», commente Katia Mirochnitchenko, directrice du pôle. Ce projet, porté par Light technologies, Seram, Société des eaux de Marseille, le Laboratoire de chimie Provence et l'Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie, est en cours de financement.




Girac (Mer)

Porté par Veolia eau, ce projet vise à «améliorer les eaux de baignade en développant des outils opérationnels permettant de connaître en temps réel les flux rejetés et leur évolution en fonction des conditions météorologiques». Consortium: Acri et NKE (entreprises), Ifremer, LSEET, Protee, Com et Météo France (recherche). Cofinancement de 6,3M€ par le FUI, les collectivités territoriales et l'Agence de l'eau.




M Pub (SCS)

«Nous sommes partis d'une feuille blanche il y a deux ans et demi, rappelle Georges Falessi, directeur du pôle. Porté par une PME, Prim'Vision, ce projet consiste à générer de la publicité sur mobile». Consortium: ST Microelectronics, Telecom Italia Mobile, Sesin (entreprises), Groupe de recherche Erisc, I3S Unsa (recherche). Financé par le FUI.




Vaccin Leishmaniose (Eurobiomed)

Le projet laballisé en 2007 par Eurobiomed a tout d'abord concerné le développement d'un vaccin canin contre la leishmaniose dans le cadre du FUI. Ce projet (3,3M€) porté par Virbac regroupe BVT, l'Institut de recherche et de développement et Skuld Tech. «Il a été étendu en février2008 dans le cadre d'un projet européen (PCRD) au développement d'un vaccin humain contre cette maladie (coût du projet: 3,9M€)», ajoute Alain Yvorra, directeur général du pôle.




Serre (Fruits et légumes)

Porté par le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL), ce projet, labellisé en mars2007, vise à mettre au point des serres plus autonomes en énergie utilisant l'excédent d'énergie solaire captée par la serre et stocké en aquifère. Une dizaine de partenaires a été réunie autour de Serre, dont notamment trois exploitations agricoles qui testent le dispositif. Sur un budget total de 5,2M€, le projet Serre a reçu 1,2M€ au titre du FUI.




Nenuphar (CapEnergies)

Labellisé le 24juillet 2009, le projet a pour ambition de développer un concept d'éoliennes flottantes, loin de la côte, sur des fonds allant jusqu'à 500 mètres, tout en assurant un coût compétitif de l'électricité produite. Outre la société Nénuphar, les entreprises Technip et Alstom sont également associées au projet aux côtés de laboratoires de recherche publics. Le budget représente 11,6M€ sur 36 mois.




Hydroguard (Risques)

Le projet Hydroguard, labellisé en 2009 par le pôle Risques, s'inscrit dans une perspective de gestion efficace et rationnelle des moyens de prévention et de lutte contre les inondations, les pollutions et les submersions marines. «Ce projet, porté par Eseco Systems et regroupant trois sociétés (EMA, Niscayah et Thales Alenia Space) vise à développer des équipements et technologies autonomes mis en place le long des digues et des côtes qui permettent de donner l'alerte, d'effectuer une surveillance et une gestion continue de la ressource en eau», explique Sébastien Giraud, délégué business développement.