Ouverture le dimanche Le préfet ne dit pas non...
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Ouverture le dimanche Le préfet ne dit pas non...

Accord Le préfet a rendu son verdict cet été concernant les fermetures des commerces le dimanche. Il ne veut pas priver les entreprises et salariés de leur droit.

«Rendre obligatoire aujourd'hui la fermeture dominicale des établissements couverts par l'accord du 17décembre 2010 (ndlr: protocole signé entre les partenaires sociaux et les élus du Pays de Rennes) viendrait à priver les entreprises et salariés qui souhaitent travailler le dimanche d'un droit confirmé par la loi en 2009». CQFD. La phrase vient de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Et elle renvoit en touche les commerçants qui s'opposent à ces ouvertures dominicales. En tête notamment le Carré Rennais. Pour Philippe Magrin, «la décision ne correspond pas localement. Si on veut favoriser la grande distribution, alors allons-y! Le risque est en effet que certaines grandes enseignes saisissent cette occasion pour ouvrir cinq dimanches par an, et elles seront dans la légalité»... Les adhérents de l'Union du commerce (qui exercent pour beaucoup en super ou hypermarché) aussi souhaitent la fermeture des enseignes alimentaires de plus de 700m² le dimanche, pour laisser la place aux magasins de bourg et de proximité. «Il y a de la place pour tout le monde. Mais notre crainte est que tout le monde ouvre sept jours sur sept», souligne Marc Porcher, le président de l'UC. De l'autre côté, la réponse du préfet doit rassurer ceux qui ont besoin de ces ouvertures hebdomadaires pour faire du chiffre d'affaire. C'est le cas par exemple d'Intermarché à La Mézière, qui devrait voir diminuer les manifestations devant son établissement le dimanche... Toutefois, le directeur, qui continue d'ouvrir, ne souhaitait pas s'exprimer sur cette question délicate. Car elle n'a pas encore fini de faire débat. Les signataires de l'accord souhaitent en effet élargir le débat au-delà du Pays de Rennes. «En dehors de ce territoire, beaucoup ouvrent tous les jours, souligne Marc Porcher. Il nous reste à les convaincre pour signer un accord départemental voire régional».

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