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Numérique : Une nouvelle zone d'ici 2014 aux Sables-d'Olonne
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Numérique : Une nouvelle zone d'ici 2014 aux Sables-d'Olonne

INFORMATIQUE Un pôle numérique verra le jour aux Sables-d'Olonne fin 2013-début 2014. Actée, l'arrivée d'un data center devrait favoriser l'essor des nouvelles technologies.

À proximité du nouvel hôpital des Sables d'Olonne, route de La Roche-sur-Yon, verra bientôt le jour une toute nouvelle zone d'activité numérique. «Les travaux devraient commencer en début d'année prochaine pour une livraison d'ici fin 2013-début 2014», s'accordent les trois acteurs du projet de la zone de la Vannerie: la communauté de communes, l'association «Entreprises des Olonnes» (EDO) et Vendée Expansion. Première pierre, l'arrivée d'un Data Center. Ce centre d'hébergement et de traitement des données, regroupant des serveurs, permettra de stocker les informations, logiciels et applications des entreprises. Pour réaliser cette implantation, Vendée Expansion a retenu Oceanet Technology, basée à St-Herblain (45 salariés, 6,1M€ de CA). Celui-ci pourrait investir près de 1,5million d'euros pour un bâtiment d'environ 500m², dont une partie technique équipée d'une salle blanche de 200m² et des bureaux associés. Le choix de l'hôpital s'est imposé pour assurer une alimentation électrique suffisante et une connexion en fibre optique. Cinq entreprises devraient rapidement s'agglomérer autour du data center. L'agence Web Zephyr, (25 salariés, 1M€ de CA à Olonne-sur-Mer) a d'ores et déjà annoncé sa venue. Et des contacts ont été établis avec des entreprises de Maine-et-Loire et de Loire-Atlantique. «Cela ferait une soixantaine d'emplois pour commencer», évalue Yves Roucher, vice-président de la communauté de communes.




Pépinière et école d'ingénieurs

À l'horizon 2015-18, une pépinière d'entreprises contribuera alors à l'émergence de start-up. Avec, pourquoi pas, une cantine numérique. Dans l'idéal, les Olonnais espèrent y intégrer également une école d'ingénieurs spécialisée dans l'informatique. Une centaine d'emplois à terme. Disposant d'un fort tissu industriel, la Vendée cherche aujourd'hui à développer son secteur tertiaire. Les dirigeants d'EDO, sous la présidence de Gilles Sallé (parton d'AMP) cherchaient, eux, des pistes de développement peu consommatrices d'espace, compte tenu de la pression foncière locale, et axées sur les nouveaux métiers.




Triple vocation

Les enjeux? D'abord contribuer à l'essor des entreprises locales et des créateurs en herbe. Agences Web, SSIIetc. Mais pas seulement. Un cabinet d'avocats a ainsi déjà fait une demande. «La possibilité d'avoir des outils informatiques de façon mutualisée comme des logiciels accessibles en ligne par abonnement ou à la tâche permet de diminuer les coûts. En évitant les contraintes d'hébergement, maintenance et sécurisation des serveurs, explique Cyril Pauty, codirigeant d'Oceanet Technology. La proximité est un atout, car certaines entreprises souhaitent intervenir elles-mêmes sur les serveurs.» Autre ambition : attirer entreprises et compétences. «Le cadre de vie, la proximité de la mer et de la ligne TGV voisine rendent le territoire attractif», assure Yves Roucher. Une gageure? Pas forcément. «J'ai recruté un graphiste parisien qui a accepté de diminuer son salaire de 30%», témoigne Boris Cadu, dirigeant de Zephyr. Pour réussir, les Vendéens ont déjà plein d'idées en tête. Comme une présence sur le Vendée Globe. Une tribune de choix.

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