Stéphane Kerdodé
Fondateur de la marque Breizh Cola
Pourquoi amorcer aujourd'hui une phase d'investissement de troismillions d'euros pour la Brasserie Lancelot et Breizh Cola?
Avec mon associé Éric Ollive, nous venons d'arriver au terme de notre dette senior auprès de Bernard Lancelot. Nous avons donc décidé de repartir vers un nouveau cycle. Avec un matériel nouvelle génération qui permettra un meilleur rendement, une meilleure qualité de produit et une amélioration du confort de travail. Pour la bière, nous passons de 2.500 à 6.000 bouteilles par heure. Pour le Breizh Cola, notre ligne d'embouteillage plastique permettra d'atteindre 9.000 bouteilles par heure. Le nouvel outil sera saturé à hauteur de 50% de ses capacités.
Que pensez-vous de l'apparition de nouveaux compétiteurs tels que Britt Cola sur votre marché?
Nous avons été le premier cola régional en France il y a dix ans. Nous avons ouvert des voies. Certains se lancent aujourd'hui dans ce marché, peut-être par opportunisme. On verra bien. Nous ne voulons pas être des suiveurs, nous préférons innover. En tout cas, si ce marché existe, c'est bien parce que nous nous sommes lancés en 2002. Idem pour l'utilisation de l'édulcorant naturel stévia. Quand nous avons commencé à produire de la bière bio en 1993, notre démarche était idéologique, éthique, philosophique. À l'époque, nous étions loin d'envisager des débouchés commerciaux et économiques. C'est aussi pour cela que nous investissons aujourd'hui dans une ligne aseptique.
Que permettra-t-elle?
Des nouveaux produits de très grande qualité, sans conservateurs. L'idée est de développer des produits sur les thématiques bien-être, nature et équilibre.
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- TROIS QUESTIONS À