NDDL : Le "oui" du monde patronal morbihannais
# Transport-logistique

NDDL : Le "oui" du monde patronal morbihannais

Une quinzaine de réseaux économiques morbihannais ont affiché leur soutien au projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes. Les entreprises mettent en avant leurs besoins de connexions avec l'Europe et pointent le risque de départ de sièges sociaux si NDDL ne voyait pas le jour.

Notre-Dame des Landes résonne bien au-delà des Pays de la Loire. Limitrophe, le Morbihan et le monde patronal entendent faire entendre leurs voix.

Le maintien des centres de décision

À l'origine de cette prise de parole, l'UE Medef 56 et une quinzaine de réseaux morbihannais. Pas de méprise sur le message passé : des affiches prônent le « oui ». Et derrière les slogans, il y a également les fondements/les explications de cette mobilisation. « Pourquoi être favorable au projet de Notre-Dame des Landes ? Parce qu'un tel équipement est le gage du maintien des centres de décision dans notre département et pour permettre l'internationalisation de nos entreprises », note Jean-Pierre Rivery, président du Medef du Morbihan. Les partisans du projet mettent aussi dans la balance le recrutement de cadres : « pour les accueillir ainsi que leurs familles, pour donner à nos jeunes bien formés de s'épanouir ici, il nous faut des transports ». Les entrepreneurs entendent s'appuyer sur cette infrastructure pour poursuivre le développement de leurs ventes à l'international. « La Bretagne compte plus de 3 500 entreprises exportatrices et plus de 500 établissements étrangers sont implantés dans la région. » L'arrivée prochaine de la LGV ne suffit pas à ces entrepreneurs. « Cette ligne permettra de rallier rapidement Paris mais, aujourd'hui, les enjeux sont tels qu'il faut se poser la question de rallier l'Europe et le monde », pointe Gaël Patou, président de l'ACB pour qui, sans ce projet, la tentation sera forte de délocaliser les sièges sociaux à proximité des grands centres de décision, au premier rang duquel on retrouve Paris.

« Un casse-tête actuellement pour rallier l'Europe »

A l'instar des réseaux, les dirigeants prennent aussi la parole. Jean-Luc Lancelot, dirigeant de Sigmaphi (135 salariés et 25 millions d'euros de chiffre d'affaires) livre son expérience de clients suisses ou allemands qui partent à 15 h de chez eux pour être à 8 h, le lendemain à Vannes. « C'est un vrai souci. Il faut faciliter les trajets en Europe. J'irai même plus loin même si ce n'est peut-être pas politiquement correct : ne serait-ce pas plus judicieux de regrouper les lignes entre Lorient, Nantes et Rennes. Ces trois aéroports desservent Lyon. Un seul décollage, ce serait aussi plus écologique non ? »

Désenclavement et retombées

Un autre acteur du pays de Vannes, InVivo NSA affiche son soutien au projet. Comptant quelque 40 nationalités au sein de son siège social, l'entreprise vit à l'heure internationale. « Nous devons pouvoir nous projeter pour continuer à accueillir nos clients et pour nous déplacer. » La notion de désenclavement et de décentralisation est aussi mise en avant. « C'est aussi un projet de territoire. La construction de cet aéroport permettrait d'offrir une manne importante pour le secteur des travaux publics », argumente Vincent Cowet de la CGPME.

Des voix divergentes

Si le monde patronal s'accorde en majorité autour de ce projet, un entrepreneur ne partage pas cet avis. Florent de Kersauson, P-dg de Nestadio Capital, ne cache pas un avis bien divergent. À grands renforts de photos et de commentaires souvent empreints d'une bonne touche d'humour, il défend l'actuel aéroport. En région si le monde patronal est plutôt favorable à l'équipement, les entreprises finistériennes soutiennent Brest qui répond à leurs besoins.

L'Ille et Vilaine favorable

En Ille-et-Vilaine, le monde économique se dit largement "pour" la réalisation de l'aéroport du grand Ouest à Notre-Dame des Landes. « Bien sûr que nous sommes pour ! Je le dis depuis très longtemps », ajoute Joël Chéritel, président du Medef Bretagne.

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