Municipales : Ces dirigeants qui sont candidats
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Municipales : Ces dirigeants qui sont candidats

Dernière ligne droite pour les municipales. De plus en plus de dirigeants ou de cadres d'entreprises s'engagent, le Journal des entreprises a voulu savoir pourquoi.

Dirigeant et élu, des fonctions compatibles. Dans le Morbihan, comme ailleurs, les chefs d'entreprises et cadres sont de plus en plus nombreux à être candidats aux municipales. Quelles sont leurs motivations ? Comment voient-ils leur engagement ? Quelle vision ont-ils de leur engagement ? Trois candidats nous livrent leur état d'esprit.




Bertrand Laly, dirigeant de l'agence Laly communication à Séné. Candidat à Theix

. « J'ai le souhait de m'engager dans la vie municipale en étant candidat sur une liste sans étiquette. En tant que dirigeant, je pourrais peut-être faire passer des messages. Les réalités et problématiques des entreprises sont encore trop peu connues des élus. En tant que dirigeant, je pense aussi que les chefs d'entreprises viendront me parler plus facilement car je partage les mêmes réalités. Je ne siégerai sans doute pas tout de suite étant en fin de liste. Cela me laisse le temps de me familiariser avec le fonctionnement d'une commune. C'est assez différent de nos entreprises. Dans une commune, vous avez un budget et il faut mettre en face des postes de dépense tandis qu'une entreprise vise à faire le maximum de chiffre. »




Marie-Annick Arnéodo, responsable marketing de Viviane Lab à Mauron, candidate à Ploërmel

. « C'est bien gentil de râler contre les politiques locales mais si on ne s'engage pas, la voix des entreprises ne sera pas entendue. Je suis candidate à Ploërmel pour la seconde fois, sur une liste conduite par Paul Anselin, l'ancien maire. J'ai été adjointe aux affaires culturelles de 2002 à 2008. Mon engagement est ancien j'ai été élue en Dordogne quand j'avais une vingtaine d'années. Je suis convaincue de la nécessité de cet investissement. Sur un volet économique, trop peu d'élus connaissent la réalité des entreprises, leurs difficultés. Il y a tout un travail pédagogique à faire auprès d'eux, du grand public et aussi des plus jeunes pour que l'on ne confonde pas chiffre d'affaires et résultat net dans un bilan. Être élu local, c'est une fonction quasi noble. Ce sont ces élus qui ont le devoir de faire remonter les informations de terrain aux élites.




Joël Izar, dirigeant de Cim Ouest Immobilier et d'Avis Immobilier Lorient. Candidat à Lanester.

« Mon grand-père était maire, J'ai fait de la politique avec Alain Devaquet et localement auprès de Fabrice Loher. Pour toutes ces raisons, je suis candidat à Lanester sur une liste divers droite. À titre personnel, je suis encarté UDI. Habitant Lanester, côtoyant la droite lorientaise, nous avons eu le souhait de faire bouger les choses à droite à Lanester. Suite à des rencontres avec les conseillers sortants, la liste a rapidement avancé. À l'issue d'un vote, je me suis retrouvé tête, presque faute de personne. Pas évident selon les professions de s'engager. Faire coïncider vie professionnelle et engagement politique demande de l'organisation. J'ai la chance d'être entouré de membres de ma famille au sein de mes deux sociétés. Les élus actuels ne connaissent pas le monde de l'entreprise. Lanester affiche 16 % de chômage, c'est une ville endettée... Côté image et attractivité, on voit la différence entre Lanester et Caudan. On fait venir de grosses entreprises mais pas de sociétés qui embauchent. C'est là tout le sens de notre programme. En plus, des engagements en lien avec la vie quotidienne des Lanestériens, nous avons un volet entreprendre à Lanester. La bataille sera rude mais si demain je suis élu maire, j'ai déjà pensé à la façon dont je m'organiserai. »

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