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rno Lebrunet, sur dix-neuf candidats, Moswo vient d'être retenue pour signer la marque de la métropole Nantes Saint-Nazaire à l'international...
«C'est un vrai plaisir. D'autant qu'en tant qu'entrepreneur nantais, je suis un ambassadeur permanent de la métropole et que Nantes reste le hub créatif de l'agence. Ce dossier a donc une petite saveur particulière. Au-delà, c'est un projet intellectuellement intéressant car il englobe des dimensions différentes:la culture, l'économie, le tourisme.»
Sur quoi porte le marché?
«La demande portait sur une marque de valorisation du territoire à l'international et sa stratégie de déploiement. Je ne peux pas vous en dire plus, il vous faudra attendre jusqu'au lancement prévu à l'automne... Je peux tout de même vous dire que cela ne sera pas une signature "paillette". Nous avons privilégié l'efficacité car notre objectif est bien de créer de la valeur.»
Sur ce dossier, vous vous êtes entourés de trois partenaires...
«Pour la stratégie web pure et dure, nous avons fait appel à l'agence nantaise Intuiti. Pour la dimension nationale de la stratégie médias, nous nous appuyons sur Havas Média. Je voulais aussi une signature sonore. Nous nous sommes pour cela alliés à Sixième Son, à qui l'on doit notamment l'identité sonore de la SNCF.»
En 2005, la Ville de Nantes confiait la refonte de son logo à l'agence parisienne Dragon Rouge. Aujourd'hui, un Nantais remporte la mise. Qu'est qui a changé?
«L'agence a beaucoup évolué. La routine est pour moi une angoisse existentielle. Je ne conçois Moswo que comme un projet permanent. Car ce n'est pas en faisant la même chose tous les jours que l'on progresse. Entre2006 et2011, l'agence est passée de 20 à 35 collaborateurs, s'est implantée à Paris et s'est tournée vers d'autres métiers. L'apport du design d'espace a été pour nous un vrai champ d'investigation. Nous sommes devenus un acteur nationalement identifié avec ses particularités, ses forces et ses faiblesses. Notre expertise forte sur la marque fait que nous n'avons plus peur de nous aligner face aux agences nationales et internationales.»
Comment l'agence a t-elle traversé la crise économique?
«Cela a été très difficile d'un point de vue comptable car on a investi, avec une ouverture à Paris, au moment où les marchés se resserraient. En 2011, l'activité reste très solide, avec des prévisions plutôt bonnes, avec par exemple le gain du budget de La Fabrique. Le chiffre d'affaires devrait être stable cette année, mais la marge brute connaît une bonne croissance. Elle augmente de 55% au premier semestre. La progression ne sera toutefois pas aussi forte à la fin de l'année.»
Le prochain défi, ce sera l'international?
«Mon objectif pour 2014, c'est effectivement de devenir une référence sur le plan national et d'être identifié au plan européen. Voilà le projet, sans que cela soit non plus une fin en soi. Mais être champion de mon quartier ne m'intéresse pas. Je déteste être le favori et j'aime le challenge.»
Où en êtes-vous aujourd'hui?
«Au début! On a déjà répondu à deux projets, l'un en Suisse, l'autre pour une plate-forme entre Paris et Londres. Les compétitions sont en cours. Nous pourrions également accompagner quelques-uns de nos clients sur le marché européen.»
Moswo
(Nantes) Président: Arno Lebrunet 35 collaborateurs 2M€ de marge brute 02 28 03 90 39