Depuis 35 ans, Morice Air propose des solutions pour adapter toutes sortes de véhicules, en suspension air. Outre la suspension pure (qui représente seulement 15% de son activité), l'entreprise s'est fait une réputation dans le domaine du véhicule de transport pour personnes handicapées. «Ce secteur représente 50% de notre activité, précise Roland Chotard, P-dg de l'entreprise. Le reste de notre travail consiste à proposer des châssis pour les carrossiers et constructeurs». Sans cesse dans l'innovation, Morice Air adapte ainsi de nombreux véhicules grâce à un produit homologué. Mais le système à air était très peu présent à l'export. Roland Chotard décide alors de tenter l'expérience, aidé par la CCI et Bretagne International.
De la demande en Europe
Résultat: en Italie, nous sommes partenaire d'une entreprise qui gère 10 agents agréés pour poser notre produit». L'aventure prend de l'ampleur, puisque le développement démarre aussi vers l'Espagne, l'Angleterre, la Pologne, la Suisse, la Tchéquie et l'Allemagne. «Il y a une demande en Europe, constate Roland Chotard, et nous avons la réponse». Morice Air n'implante pas ses propres agents à l'étranger mais conclut des partenariats avec des constructeurs ou carrossiers indépendants qui deviennent agréés.
Renforcer la gamme
Mais l'objectif est aussi de renforcer les gammes de produits, pour prendre encore des parts de marché en France. La partie R & D a ainsi une place prépondérante pour adapter sans cesse les nouveaux véhicules qui sortent sur le marché (voitures, camions...). L'activité, et notamment la fabrication de kits pour le confort des ambulances, et de 400 kits de TPMR (transport des personnes à mobilité réduite) par an va nécessiter la construction d'un nouveau bâtiment. 500m² supplémentaires sortiront de terre en 2011. Coût des travaux: entre 150 et 200 K€.
Morice Air Effectif: 40, CA 2010: 5M€ Tél.02.99.34.63.58. www.moriceair.com
Constructeur et spécialiste de la suspension air, Morice Air, à Messac, est une entreprise familiale et compte le rester. Mais en développant des partenariats à l'export. Et ça marche. Résultat: la construction d'un nouveau bâtiment est nécessaire.