MMC : Reconstruction en marche pour le repreneur d'Hydroswim
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MMC : Reconstruction en marche pour le repreneur d'Hydroswim

Ayant repris en mars2009 Hydroswim, rebaptisée MMC, Bruno Bailly s'efforce de reconstruire ce fabriquant d'équipements de piscines du Sud Loire en investissant massivement.

Le fabricant de filtres et de pompes pour piscines sauvé des eaux par... son ancien directeur général, licencié quelques semaines auparavant. «Hydroswim est entrée en 2008 dans une zone de turbulences. J'étais en désaccord avec l'actionnaire (NDLR: le groupe espagnol Fluidra) sur la stratégie à suivre. On s'est donc quitté, mais sans se fâcher, ce qui a ensuite rendu possible la reprise», explique Bruno Bailly.




Une création en Vendée

Le dirigeant d'Hydroswim rachète donc en février2009 le fonds de commerce de l'entreprise qu'il dirigeait quelques mois auparavant et que Fluidra menaçait de fermer si aucun repreneur ne se manifestait. L'ayant rebaptisée MMC, il s'évertue depuis à la remettre sur de bons rails. Cela passe par un redéploiement industriel basé sur l'investissement. Sur son site de La Chevrolière, MMC a investi 100.000€ dans des machines d'injection RTM (resin transfer moulding), complétant ses procédés traditionnels de transformation du polyéthylène (projection et contact). Bruno Bailly s'est également lancé dans la fabrication d'équipements pour piscines en acier et en inox en créant, à Sainte-Hermine, en Vendée, la société de chaudronnerie Steelox, qui emploie une dizaine de personnes. 300.000€ ont été injectés dans la fabrication de cuves et de pièces, lui permettant de mieux maîtriser ses savoir-faire. D'autres investissements, notamment l'ajout d'une cabine à peinture, renforceront l'outil de production des deux sociétés réunies sous la holding Hydro Invest, dans laquelle la Sodero est entrée à hauteur de 10%. «Le but est de travailler une demi-douzaine de matériaux différents afin d'être en mesure de répondre à l'ensemble des besoins de nos marchés», explique Bruno Bailly. Sur le plan commercial, «l'année a été consacrée à restaurer la confiance des clients. Nous avons récupéré une grande partie de notre portefeuille», assure le dirigeant nantais. En témoigne le chiffre d'affaires 2009, qui s'établit à 5,2M€. C'est deux fois moins que les revenus dégagés par la société en 2007, le marché de la piscine ayant souffert de la crise, mais supérieur aux prévisions initiales du repreneur.




Diversification en vue

«La première étape consistait à reconstruire une base solide, en retrouvant de la croissance auprès de nos clients historiques que sont les professionnels de la piscine. Cela nous a permis de conserver l'ensemble de nos emplois. Ensuite, l'idée est de nous diversifier et d'aller plus loin à l'export où nous réalisons 40% de l'activité», détaille Bruno Bailly. À terme, celui-ci prévoit en effet de prendre position sur le marché du traitement de l'eau. «On a encore besoin de quelques adaptations et de mener à bien toute la démarche commerciale. Mais, industriellement, nous sommes prêts», prévient le P-dg de MMC.

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