Créée fin 2007, Microhumus s'est lancée à l'export courant 2009. Installé à Jarville-la-Malgrange, le bureau d'études spécialisé dans l'expertise et la R & D dans l'environnement s'est appuyé sur son expertise en matière de recyclage des déchets organiques pour conquérir un autre domaine: la reconstruction de sols économes en eau. «Nous avons croisé notre expérience avec celles de deux autres structures: le Gisfi (Groupement d'intérêt scientifique sur les friches industrielles, NDLR) et l'entreprise Valtera», annonce Yann Thomas, gérant de Microhumus.
Des marchés aux Émirats Arabes
Début 2010, le bureau d'études est prêt et lance ses offres commerciales. «En 2010 et 2011, nous avons signé plusieurs études pour Total, Véolia et des sociétés locales aux Émirats Arabes, plus particulièrement à Abu Dhabi.» Des contrats qui ont pu voir le jour grâce à CCI O2 bilan qui avait invité Microhumus à Abu Dhabi début 2009. «Cela nous a permis de nous faire référencer. Et d'aboutir à notre premier contrat chantier début 2012.»
Économiser 50% d'eau
Abu Dhabi repose sur du sable. L'idée du chantier est donc de reconstruire les sols pour réaliser des économies d'eau. «Nous visons les 50% d'économie au minimum, par rapport à un sol sableux.» En parallèle des démarches entamées aux Émirats Arabes, Microhumus s'est également intéressée à l'Arabie Saoudite. «Là, nous nous positionnons sur des sols agricoles, avec pour optique d'améliorer leur rendement.» Sachant qu'il s'agit ici de fermes immenses confrontées à des problèmes d'alimentation eau. «Il faut qu'elles puisent dans des nappes situées de 1à 2 km de profondeur.» Ici, Microhumus espère atteindre une baisse de 20à 50% des quantités d'eau.
Un essai en Arabie Saoudite
«Nous avons lancé, avant l'été, un essai grâce à des financements d'Oséo qui nous accompagne sur les études. Ces dernières nous permettront de soutenir nos démarches commerciales.» D'autres contrats devraient voir le jour dans les semaines et mois à venir, Microhumus menant actuellement d'autres négociations dans ces pays.
5% à l'export en 2012
Initialement concentrée sur la France, Microhumus s'est lancée à l'export afin d'élargir son marché de niche. «De plus, nous sommes en crise, et il nous fallait trouver d'autres pistes pour le cas où le marché français n'évoluait pas comme on le veut.» Grâce à ses premiers contrats, Microhumus devrait réaliser cette année 5% de son chiffre d'affaires à l'export. «C'est cette démarche qui nous permet de dire que nous serons au moins à l'équilibre cette année. Sans elle, nous ne serions plus là.» Car depuis 5ans, à l'instar d'autres entreprises, Microhumus est confrontée à des problèmes de trésorerie.
Un projet avec Total
Ce qui n'empêche pas la société d'aller de l'avant, développant d'autres projets, notamment avec Total. «Nous travaillons avec ce groupe sur un projet pilote concernant la création de la plus grosse centrale solaire à concentration.» Aujourd'hui, Microhumus affiche donc 3marchés principaux: en France avec l'industrie du recyclage et le secteur des producteurs de fertilisants organiques, et l'export sur l'amélioration des sols pour les rendre plus économes en eau. «Nous avons conscience des efforts que nous avons encore à faire. Nous avons franchi un palier en développant l'entreprise et en atteignant le point d'équilibre. Mais il reste encore des marches. Notamment, trouver de grands projets de plusieurs hectares au Moyen Orient afin de développer la taille de notre entreprise.»
Microhumus
(Jarville-la-Malgrange) Effectif: 4personnes Tél.: 03 83 48 15 99 www.microhumus.fr